
Comme l'on pouvait s'y attendre, Terrifier 3 est donc le dernier avatar de la longue litanie des films d’horreur sans queue ni tête, où l’idée, semble-t-il, est de montrer des
scènes toujours plus épouvantables en plein cadre, sans que cela n’ait
aucun sens.
On tient là une forme d'aboutissement du genre : il n’y a plus le
moindre effort de faire semblant de construire un quelconque scénario. Profitant d’un surnaturel bien pratique, le tueur (ou plutôt le binôme de
tueurs) tue et résiste à tout. Voilà tout. Débarrassé de la moindre contrainte
de sens, de narration, de suspense ou de logique élémentaire, le film consiste
alors à montrer, montrer et encore montrer.
Le
classement interdit aux moins de 18 ans, rarissime pour un film non pornographique, a dû enchanter
les producteurs puisqu’il aura attiré, par une curiosité mêlée de défi, des
spectateurs qui, sinon, auraient passé leur chemin. Passer son chemin étant
bien entendu le réflexe à adopter face à ce type de film qui ne mène nulle part
et emmène le cinéma dans les bas-fonds du cinéma d’exploitation.
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