
Faussement alambiqué et finalement très prévisible, La Théorie des dominos déçoit. Le film
est pourtant servi par de bons acteurs (Gene Hackman en tête mais on croise
aussi Richard Widmark ou Eli Wallach) mais rien n’y fait.
La Théorie
des dominos est à resituer dans son
époque : il fait partie des films américains dits paranoïaques (à
côté de The Parallax View, Les Trois jours du Condor, Conversation secrète et autre Complot à Dallas) où toute la trame
consiste à montrer que des personnages très puissants manipulent tout d’en
haut, personnages très puissants eux-mêmes manœuvrés (et sacrifiés) par
d’autres plus puissants encore. On comprend que la commission Warren n’a pas
vraiment convaincu Hollywood : c’est bien sûr la question du complot
autour de l’assassinat de JFK qui s’exprime ici à l’écran.
La séquence finale résume à la fois les dominos qui tombent, la mise en abyme
des manipulations et toute cette idée paranoïaque d’un complot qui chapeaute,
contrôle et dirige tout.
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