Affichage des articles dont le libellé est Richet Jean-François. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Richet Jean-François. Afficher tous les articles

lundi 14 décembre 2020

Mesrine : L'Instinct de mort ; L'Ennemi public n°1 (J.- F. Richet, 2008)




Biopic en deux parties mais sans grande passion, Mesrine consiste en la mise en image de la vie de Jacques Mesrine. On a l’impression que le réalisateur a surligné les principaux faits d’armes de sa carrière – ses braquages, ses évasions, ses coups d’éclat au tribunal – et qu’il en donne une version visuelle. Mais c’est à peu près tout, le film ne nous dit rien d’autre.
On sait bien que le personnage du gangster se définit par son action, pourtant c’est dans les interstices de ces actes que se situe l’épaisseur supplémentaire du personnage, son essence, que Jean-François Richet ne parvient pas à saisir. Raoul Walsh, dans L’Enfer est à lui, montre bien que c’est le rapport entre Cody Jarett et sa mère qui explique sa violence psychotique qui le conduira jusqu’à la folie. Mais, ici, on n’apprend rien de Mesrine qu’un documentaire ne nous apprendrait, rien de ce que le gangster pensait, rien de ce qu’il était, hors de ses frasques, rien de ce en quoi il croyait ou de ce qui l’animait, au fond de lui. Le film se réduit alors à un film d’action par moment efficace mais très convenu.
Au cœur d’une distribution qui signe une superproduction à la française, Vincent Cassel fait le job, en cabotinant comme souvent, mais comme son personnage le permet on le lui reprochera moins. Cela dit l'acteur ne transcende pas l’écran, il reste appliqué et sans folie vibrante. Tout cela est violent mais très sage.


samedi 26 septembre 2020

Ma 6-T va crak-er (J.- F. Richet, 1997)

 



Dans la foulée de la Haine, Jean-François Richet fait son petit topo sur la banlieue. Très brouillon (formellement, la plupart des films sur le thème restent, depuis Do the Right Thing, dans cette idée d'un grand clip un peu foutraque), sans grande passion, le film accumule des pensums (les tirades faussement improvisées sur le chômage et l’abandon des cités). On nous donne à voir de nombreux personnages dont on ne sait à peu près rien si ce n’est qu’ils sont tous à fleur de peau. Notons que c’est un peu le discours permanent sur les banlieues. Mais Richet ne nous dit rien d’autre. Rien sur les relations entre communautés, rien sur les gangs, rien sur l’origine de ces tensions et ce qui les exacerbe (ah, si, oui, les policiers sont racistes et violents), rien sur les familles, rien sur les fratries ou sur les individus. Pas un personnage ne sera un peu épaissi, pas une porte intime ne sera poussée.
Mais tout le monde est à fleur de peau, alors tout le monde va se tirer dessus. Et la police, comme il se doit, assassine. Tout cela reste très minimaliste et bien peu convaincant.