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lundi 4 novembre 2024

Sugarland Express (The Sugarland Express de S. Spielberg, 1974)





Premier long-métrage de Steven Spielberg et, alors que son talent explosait dans Duel, il semble ici quelque peu mis en veilleuse. Il faut dire aussi que l’argument du film est assez peu passionnant et que l’on a du mal à prendre fait et cause pour ce jeune couple qui s’embarque dans une aventure qui le dépasse.
Cette histoire de rangers qui dégainent promptement face à deux marginaux jeunes et paumés est certes très typique des années 70, mais elle est très peu typique de ce que fera Spielberg par la suite. Celui-ci, incontestablement, est davantage un cinéaste des années 80 (même Les Dents de la mer, quoique de 1975, annonce le cinéma de la décennie à venir et, en cela, il est en avance sur son temps) et il saura, le plus souvent, conjuguer son grand talent avec de gros moyens, ce qui est bien différent de l’idée force du Nouvel Hollywood, où le talent consistait justement à être capable de faire sans beaucoup de moyens.



mardi 4 juin 2024

Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind de S. Spielberg, 1977)





Important film de Steven Spielberg, dont beaucoup d’images reviendront dans les films de science-fiction des décennies suivantes (à commencer par ceux de Spielberg lui-même, dont le E.T. est un des descendants les plus directs).
Avec du recul, on est malgré tout surpris par le grand succès du film : Spielberg est bien loin de faire un film facile et destiné au plus grand nombre. Certes il n’y a pas d’austérité, mais on est loin du grand spectacle (ce que la science-fiction promet souvent) ou du film calibré pour réussir et empli de bons sentiments (comme le sera E.T.). Une grande partie du film est centrée sur l’obsession de Roy (très bon Richard Dreyfuss) : Roy qui rumine, cogite, s’aliène. Les fameuses séquences où il voit sans cesse le piton rocheux qui l’obsède sans parvenir à le définir (dans la mousse à raser, la purée, etc.), jusqu’à en construire une maquette géante au milieu du salon, sont mémorables.
Si quelques séquences sont magistrales (notamment le moment de la rencontre de Roy avec les vaisseaux spatiaux) et si le talent et la manière de faire de Spielberg éclatent à chaque instant, on regrette la fin décidément trop sucrée (et il est bien regrettable que l’on voie tant les extra-terrestres).

 



lundi 22 avril 2024

Always (S. Spielberg, 1990)

 



Dans la vaste filmographie de Steven Spielberg, on craint presque toujours l’excès de bons sentiments, le surdosage de sucre qui transforme une bonne pâtisserie en un dessert indigeste. Beaucoup de ses films parviennent (parfois de peu) à ne pas trop en faire, de sorte que si le goût sucré est bien présent on n’est pas écœuré pour autant. Mais, parfois, comme dans Always, l’abus de sucre achève le film.
En effet on reste ici empêtré dans ces bons sentiments auxquels se résume l’histoire, malgré sa volonté d’alterner le drame et la comédie et malgré l’abattage de Richard Dreyfuss. Mais on a connu l’acteur plus charismatique : ici l’alchimie si particulière de Spielberg ne prend guère et l’on comprend assez bien, finalement, que ce film soit un des rares échecs commerciaux du chouchou d’Hollywood.


 

vendredi 17 juin 2022

Pentagon Papers (The Post de S. Spielberg, 2017)

 



Cet hymne au journalisme courageux et indépendant (autant qu’au féminisme, à travers le personnage de Kay Graham en femme forte) reprend les grandes lignes du scandale des Pentagon Papers, épisode fondamental dans la mise en lumière du cynisme des politiciens (qui n’hésitent pas à sacrifier des soldats inutilement plutôt que de risquer de perdre la face en avouant une défaite militaire).
Spielberg rend ici hommage aux films à enquête des années 70, notamment Les Hommes du président, dont il reprend plusieurs motifs.

Bien sûr le film se veut aussi une dénonciation de la liberté de la presse menacée, même si on aura bien du mal à être sensible à la portée de ce qui est dénoncé. En effet deux éléments, peu abordés semblent plus puissants que les pressions politiques ou juridiques qui sont évoquées. Il s’agit d’une part de l’absence d’indépendance des journaux (qui appartiennent tous, peu ou prou, à des grands consortiums : une décision reposant sur les épaules d’un unique propriétaire est aujourd’hui bien souvent hors de propos) et, d’autre part, de la puissance des réseaux sociaux avec leur cortège de censure. Dès lors la dénonciation de Spielberg semble bien peu d’actualité et l’on sera plus sensible au caractère nostalgique de son film.

 

lundi 15 mars 2021

Minority Report (S. Spielberg, 2002)

 

Belle réussite de Steven Spielberg qui, sur fond d’un univers de science-fiction très bien en place, fait galoper son héros dans tous les sens. Mais le film – c’est là une de ses grandes forces – est bien plus qu’un simple film d’action efficace dans un monde futuriste.
Il est bien plus, aussi, qu’un regard sur la société où la question intéressante – et qui s’amuse à tourner en boucle comme une gravure d’Escher – de savoir si un crime qui n’a pas eu lieu peut être puni comme s’il avait eu lieu puisque l’on sait qu’il aurait eu lieu, quand bien même il n’a pas eu lieu. On retrouve bien dans ce jeu scénaristique toute la vista de l’auteur d’Ubik dont la nouvelle The Minority Report est à l’origine du film. Le regard dystopique qui promeut une nouvelle société idéale est tout à fait effrayant sur ce point.

Mais le cœur du film – le cœur cinéphilique du film si l’on peut dire, puisqu’il rejoint le génie propre du cinéma – est ailleurs. Il est dans la mise en image des visions des précogs : leurs pensées, leurs rêves prémonitoires deviennent des images. Et si les précogs ne se trompent pas, cela revient à dire que l’image ne ment pas. Mais encore faut-il la faire parler. On n’est plus très loin, alors, du questionnement central de Blow-Up.


Il faut alors démêler dans toutes ces images le vrai du faux, faire parler les images, les assembler, les monter entre elles, jeter les rushes inutiles. Un des grands sujets du film devient alors l'image elle-même, ce qu'elle signifie, ce qu'on peut lui faire dire.
Et le film pousse l'idée assez loin : les images des précogs ne mentent pas, nous dit
John Anderton (très efficace Tom Cruise), mais, dès qu'il est prisonnier de la prémonition, s'il veut rester innocent, il doit prouver, au contraire, que les images mentent et qu'elles ne doivent plus dire la vérité. Anderton, alors, scrute l’image pour la comprendre : il se bat au milieu de ces images du futur qu'il triture et assemble pour leur donner un sens, un peu comme un monteur qui, par le montage, construit un récit continu et signifiant à partir des multiples scènes discontinues qu’il a sous la main après le tournage (Anderton est dans ce sens une métaphore du réalisateur/monteur qui, en technicien génial, fabrique un film).

Ajoutons qu'Anderton se bat aussi avec les images de son passé qui l’obsèdent (son enfant, sa vie passée) et ces deux types d'images – celles du passé et celles du futur – qu’il cherche à comprendre et faire correspondre (puisque les unes te les autres sont liées nous dit le film), l'influencent et orientent sa vie. Et cette manière qu’a le film, à travers le prétexte de la science-fiction, de nous montrer la façon dont les images du passé peuvent nous hanter et comment celles du futur (c’est-à-dire l’image que l’on se fait des choses) peuvent nous déterminer est tout à fait réussi.




lundi 25 mai 2020

Lincoln (S. Spielberg, 2012)




Alors que  – vu le titre – l’on pense avoir à faire à un biopic sur Lincoln, Steven Spielberg se concentre en réalité sur les dernières semaines de la guerre de Sécession, au moment des débats sur le fameux 13ème amendement, qui met fin à l’esclavage. Si Lincoln est bien sûr au cœur du film, ce resserrement du personnage sur cette seule action en dit long sur le parti-pris historique du film qui réduit le légendaire président à ce seul acte. On comparera avec la façon dont Ford, en particulier, le filme dans Vers sa destinée : Lincoln représente alors l’aspiration d’un peuple, il en est l’incarnation, dans sa stature même. Chez Spielberg il est un vieux sage, au fait des choses politiques, qui sent qu’il faut profiter d’un moment particulier (la fin de la guerre) pour passer cette loi décisive. Lincoln porte ici très haut des idées très nobles, mais il n’incarne pas son pays.
Cela dit Spielberg magnifie le personnage à l’image : Lincoln est un sage qui apaise et qui sait, au fond, ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Absolument remarquable, Daniel Day-Lewis est fidèle à la qualité toujours exceptionnelle de ses interprétations.
Et le film s’attarde sur l’habileté politique de celui qui a compris que les morts de la guerre civile ne devaient pas l’être pour rien. Le film devient même parfois purement politique, avec plusieurs séquences très longues de discussions et de vote au Parlement (on se croirait dans Tempête à Washington de Preminger).



Formellement, Spielberg propose un film remarquable, avec une photographie splendide, d’un noir tout en retenue, où contrastent des éclats de lumière. On retrouve avec plaisir la vista de Spielberg, lui qui a si souvent laissé son talent de côté dans de nombreux films de commande.
On remarquera, en particulier, son art de l’ellipse dans la façon de traiter la reddition de Lee : en une séquence, Spielberg retrouve les traces de Ford puisqu’honorer Lee c’est commencer à reconstruire la Nation. Cette séquence digne et sobre est exceptionnelle.
Autre moment remarquable : l’assassinat de Lincoln, qui est lui aussi laissé tout à fait hors-champ et qui n’est filmé qu’au travers des yeux de son fils apprenant la nouvelle, alors même qu’il est au théâtre.


lundi 21 octobre 2019

1941 (S. Spielberg, 1979)




Entre deux succès monstres, après son très bon Rencontres du troisième type et avant la déferlante Indiana Jones, Spielberg se perd en chemin et s’abîme dans une comédie abêtissante, sans saveur, un peu niaise, un peu sucrée, emplie de personnages idiots. 
L’histoire est navrante, ponctuée de gags laborieux, les personnages sont excessifs et faux, quand ils ne sont pas tout à fait stupides.
On notera simplement Robert Stack perdu dans ce micmac, et qui nous rappelle l’éternel To Be or Not to Be (où il jouait l’amant aviateur), de même que la secrétaire qu’excitent terriblement les bombardiers est un écho lointain à Carole Lombard.
Il faut souligner que Spielberg ne retombera jamais dans un type de divertissement aussi bas de gamme et que, s’il sera le roi du box-office, ce sera avec des films, certes non sans défauts, mais qui ne seront jamais aussi stupides, ni au service d’une histoire à ce point navrante.

lundi 6 mai 2019

Ready Player One (S. Spielberg, 2018)




Sans être un mauvais film, Ready Player One est bien loin des meilleurs Spielberg. Le réalisateur se fait plaisir et construit un univers tout entier dévoué au plaisir de l’évocation de l’enfance, multipliant les citations (De Retour vers le futur à King Kong en passant par Jurassic Park et, bien entendu, Shinning, au travers duquel une clef de l’énigme se révèle).
Mais le film peine à tenir en haleine, notamment par ce va et vient trop simple entre réel et virtuel. Spielberg délaisse toutes les imbrications – en soi passionnantes – entre le joueur et son personnage et délaisse la relation entre les enjeux du réel et leurs déclinaisons dans le virtuel ou entre les sensations du réel et leurs décalques dans le virtuel, etc. On est loin d’eXistenZ.
C'est ainsi que Ready Player One laisse de côté (ou ne fait qu’effleurer) un thème qui apparaît pourtant, en creux, au cœur du sujet : celui de la réalité de la vie d’un joueur. S’intéresser non pas aux performances du personnage dans le jeu, mais à sa vie hors du jeu, dans ces bidonvilles entassés, constitue un autre angle mort que n’aborde pas Spielberg (ou qu’il ne fait qu’évoquer rapidement, mais de manière trop fugace).

Spielberg renoue donc malheureusement avec des films de seconds rangs, bien faits mais trop riches en bonnes intentions sucrées. On est loin de la sécheresse virtuose des débuts ou de l’humeur sombre des années 2000.

mardi 16 février 2016

Jurassic Park (S. Spielberg, 1993)



Jurassic Park Steven Spielberg Poster Affiche

Film assez décevant, malgré quelques bonnes séquences qui montrent ce que le film aurait pu être. Mais le bon scénario de Crichton et le talent (très grand) de Spielberg ont été lissés et affadis par Hollywood.
On a pourtant un terreau favorable avec une situation de départ excellente et captivante (des dinosaures vivants !) qu’un grain de sable va faire exploser. Les effets spéciaux sont bluffants (les dinosaures sont plus vrais que nature) : le film amorce une nouvelle ère d’effets spéciaux visuels (après les premiers pas d’Abyss ou Terminator 2). La puissance visuelle du film est incroyable par moment (à l'époque, on n'avait jamais vu ça).

Jurassic Park Steven Spielberg Poster Affiche

On imagine le plaisir de Spielberg à pouvoir mettre en scène des dinosaures, avec une telle qualité dans les effets spéciaux (c’est l’avantage des budgets colossaux). Lui qui a dû admirer dans sa jeunesse tant de films de monstres qui étaient ou bien des créatures en caoutchouc ou bien animés par la technique de l’image par image (comme dans A des millions de kilomètres de la Terre de N. Juran, qui met en scène un monstre dinosaurien qui dévaste Rome).

Mais le cahier des charges d’Hollywood est trop contraignant et empêche toute initiative, tout débridage : il faut de l’humour, des enfants, des grandes scènes qui finissent comme il faut, il faut que les personnages qui meurent soient antipathiques, etc.
Hollywood, capable de fournir les moyens d’un tel film (les effets spéciaux ont un coût effarant), empêche en même temps toute créativité.
Spielberg, qui, au milieu de tous ses blockbusters, parvient parfois à passer entre les gouttes et à faire exploser son talent (Les Dents de la mer ou Indiana Jones), ne devient, le plus souvent, qu’un réalisateur solide et très pro mais sans génie. Sa soumission aux désidérata des producteurs est décidément un beau gâchis.

mercredi 1 avril 2015

Les Dents de la mer (Jaws de S. Spielberg, 1975)




Très bon film de Spielberg, qui parvient à secouer le spectateur avec une (relative) économie de moyens. En fait les moyens sont présents et visibles dans la dernière séquence, mais, pendant une grande partie du film le talent de Spielberg lui permet de jouer très efficacement sur l’attente, la surprise ou le hors-champ. L’intelligence de la construction du film produit un suspense grandissant et oppressant. Tout n’est que suggestion pendant la première heure du film et on ne voit le fameux requin qu’ensuite, jusqu’aux dernières séquences, très spectaculaires. Le succès colossal du film montre l’efficacité de la patte de Spielberg.


L'image fameuse, montrant une nageuse par en-dessous, suggérant le requin qui va fondre sur elle, est une citation de L’Étrange Créature du Lac noir de J. Arnold.


Et Spielberg laisse aller sa maestria à de nombreux moments, que ce soit dans le fameux travelling compensé fixé sur Roy Scheider qui surveille la plage ou dans la dernière partie du film où il construit parfaitement l'étau du requin qui se resserre progressivement autour du bateau. Bateau sacrifié par Quint, le chasseur de requins, qui entraîne peu à peu Brody et Hooper dans sa folie.
Ce personnage de Quint doit beaucoup au capitaine Achab et on comprend que la traque du requin prenne pour lui des proportions dantesques : son terrible récit de la guerre (où il s’est trouvé, parmi d’autres marins, perdu en mer et attaqué par des requins) montre combien son âme est rongée de haine. On retrouve la folie peinte par Melville dans Moby Dick : « En se précipitant sur le monstre, couteau au poing, Achab n’avait guère fait qu’obéir à une soudaine et furieuse animosité toute physique ; et lorsqu’il avait reçu le coup qui l’avait déchiré, il n’avait vraisemblablement ressenti que le martyre de la lacération charnelle et rien d’autre. Mais lorsque, après ce choc, il avait été forcé de virer de bord et de mettre le cap sur sa maison ; lorsque pendant d’interminables jours et de longues semaines et des mois infinis, Achab et son angoisse avaient partagé le même hamac, allant en plein hiver doubler le sinistre et hurlant cap de Patagonie, ah ! c’est alors que son corps déchiré et son âme poignardée avaient saigné l’un dans l’autre, et, se confondant, l’avaient rendu fou. »


Ce film a eu aussi un impact immense de par son succès : il a montré que l’été était, contrairement à ce que pensaient les producteurs, une très bonne période pour sortir un film. On ne compte plus, depuis Les Dents de la mer, les films précisément sortis à cette période pour tenter de connaître le même destin. Devant l’énormité du succès financier (le film rapporta en salle près de cinquante fois son budget), on peut considérer qu’on tient là le premier blockbuster.

Ces grosses superproductions américaines, destinées à envahir les écrans de par le monde (après un déferlement promotionnel parfois effarant), si elles sont souvent abrutissantes et fabriquées pour rapporter un maximum d’argent, peuvent parfois être de très bons films, comme c’est le cas ici. Mais il faut dire aussi que Spielberg, qui est à bien des égards LE réalisateur de blockbusters (terme pris ici dans le sens de superproductions que vient soutenir une énorme campagne de promotion), est un réalisateur exceptionnel.




samedi 21 mars 2015

Indiana Jones et la Dernière Croisade (Indiana Jones and the Last Crusade de S. Spielberg, 1989)




Excellent film d’aventures, bondissant, virevoltant et mené de main de maître par Spielberg. Son style est impeccable et très sûr, le rythme est parfait. L’humour, qui si souvent sonne faux dans bien des films d’action, trouve ici un équilibre savoureux, entre les jeux naturels de Harrison Ford et de Sean Connery et cette façon de faire rebondir sans cesse le héros, d’aventure en aventure. On sent Spielberg, qui multiplie les références en tous genres (de Tintin à La Mort aux trousses), jubiler derrière la caméra.
On voit là ce qu’Hollywood, gigantesque machine à fabriquer des films, peut produire de meilleur, avec un gros budget, un réalisateur brillant qui excelle dans le genre et des acteurs prestigieux.
Le film n’est pas exempt de reproches, en premier lieu la passivité du héros (qui, pour l'essentiel, cherche à échapper à mille dangers) et son manque d’épaisseur (Spielberg a souvent bien du mal, dans ses films les plus riches en action, à épaissir ses personnages). Sur cet aspect le film est sans doute inférieur aux chef-d’œuvres du genre (Les Aventures du capitaine Wyatt par exemple). Mais cette manière qu’a le film d’emporter le héros dans un maelström d’aventures permet de masquer cette carence étonnante. Indiana Jones parvient à survivre, et c’est déjà beaucoup !