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lundi 19 août 2013

L'Opération Corned-Beef (J.- M. Poiré, 1991)




Petit film comique sans grande prétention qui se veut une parodie des films d’espionnage et dont l’intrigue, de ce fait, devient très vite tout à fait invraisemblable. Le film pâtit d’une mise en scène quelconque et du jeu de Christian Clavier qui en fait des tonnes. Pour lui le comique naît de l’excitation en tous sens et le film, qui se veut dynamique, devient rapidement épuisant.
On peut trouver un intérêt au film en y voyant un galop d’essai pour Jean-Marie Poiré et le trio d’acteurs Lemercier, Reno et Clavier avant leur grand succès des Visiteurs. Reno et Clavier font ainsi leurs armes dans le cadre du duo mal assorti, cherchant leur voie dans le sillage de prestigieux ainés, tels que Lino Ventura et Jacques Brel dans L’Emmerdeur ou, bien entendu, les excellents Gérard Depardieu et Pierre Richard.

mercredi 6 février 2013

Le Père Noël est une ordure (J.- M. Poiré, 1982)




Cette adaptation de la pièce de théâtre à succès est une vraie réussite. En choisissant de rire à partir d’un matériau très triste et socialement très dur (la solitude et le rejet un soir de Noël), le film frappe très fort. Le ton caustique n’épargne personne (ce qui est primordial quand on choisit un tel thème).
Par rapport aux Bronzés font du ski, film précédent de la petite troupe, Le Père Noël est une ordure est davantage un huis-clos et on n'a pas cette impression, trente ans après sa sortie, qu'il dresse un portrait de la France de l'époque. Mais l’emballement du film, à partir du moment où tous les différents protagonistes se retrouvent dans l’appartement de SOS Détresse Amitié, donne lieu à une suite ininterrompue de gags et de situations très drôles à un rythme effréné. La fin tourne même au Grand-Guignol en osant aller jusqu’au sordide, avec le dépanneur abattu par erreur qui est découpé en morceaux, là où, dans la pièce de théâtre, l’immeuble finissait par exploser.
Il est amusant d’observer que le film n’a pas eu un très grand succès en salle et que c’est par le biais de ses multiples diffusions à la télévision qu’il est devenu aussi célèbre.