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samedi 24 août 2024

Parade (J. Tati, 1974)

 



Jacques Tati a composé son film à partir de représentations de son cirque, dans un spectacle familial et une ambiance bon enfant. Le montage donne un ensemble assez désuet et commun avec certains tours qui sont très classiques et d’autres bien vus.
Mais on retiendra surtout les interventions du réalisateur qui, en plus de tenir le rôle de Monsieur Loyal, se fait plaisir en proposant plusieurs sketchs mimés qui sont délicieux. Il revient ainsi à ses débuts au cabaret, avant son succès cinématographique.

 

samedi 16 avril 2016

Mon oncle (J. Tati, 1957)




Jacques Tati enfonce le clou plus avant que dans Les Vacances de monsieur Hulot : ici son personnage n’est plus un simple créateur de désordre, il est le symbole de toute une manière de vivre, que Tati oppose aux modernes. C’est que Tati se confronte enfin à la réalité du monde après deux films l’un rural (Jour de fête, où le monde moderne venait par allusion inspirer le facteur) et l’autre estival. La maison de Hulot, sa vie de quartier, sa façon d’être, tout cela décrit l’idéal auquel s’oppose la vie du tonton, sa maison si célèbre et toute emplie de gadgets prétendument fonctionnels, et tous les faux-semblants qui l’accompagnent.


Dès lors Tati utilise la poésie de son personnage non plus comme un simple poil à gratter comme dans Les Vacances de monsieur Hulot, mais il la brandit presque comme un manifeste : le film tire à boulets rouges sur ce progrès qui semble avoir l’inéluctabilité d’une évidence et que la douce vie poétique et charmante de la vieille ville vient contrebalancer.


samedi 8 mars 2014

Les Vacances de monsieur Hulot (J. Tati, 1953)




Film majeur du cinéma français d’après-guerre, Les Vacances de monsieur Hulot vient distiller cette étrange poésie propre à Tati et cette capacité à enchaîner des gags qui doit beaucoup au burlesque muet (il n’y a guère que chez Pierre Etaix que l’on retrouve ce type de gags). M. Hulot, par nature, est créateur de désordre et il permet à Tati de brosser avec jubilation un portrait acerbe de cette petite société bien propre sur elle.
L’équilibre est remarquable entre la poésie douce du film, l'étrangeté et la nonchalance du personnage, les nombreux gags et le rythme du film.