


Ce célèbre film de Michael Curtiz, s'il doit être replacé
dans un contexte de propagande (il fut tourné pendant la guerre), est envahi
par un élan, une bouffée d'énergie qui fait plaisir. Cette vitalité est due
tout autant à Curtiz, qui sait parfaitement rythmer un film, qu’à James Cagney,
parfait ici, et dont les talents de danseur lui permettent de bondir en tous
sens.
On avait vu Curtiz à l'œuvre avec Errol Flynn : épaulé par un grand
acteur, il est décidément très fort. Bien sûr Cagney restera éternellement
cette figure du gangster, mais ce détour du côté du musical lui va très bien. Curtiz, d’ailleurs, se plait à montrer
les shows de George Cohan sur scène, le plus souvent avec sa famille, dans de longues
séquences dansées ou chantées qui rapprochent le film d’une comédie musicale.
Dive Bomber, qui se concentre sur les recherches
médicales visant à éviter aux pilotes de chasse les évanouissements en vol, s’il
a un aspect documentaire très marqué, n’est guère palpitant. Il faut dire que cette
histoire d’une inimitié qui sera dépassée est un peu trop cousue de fil blanc.
La recherche médicale, avec ses essais, ses réflexions, ses échecs, ses
persévérances et – Hollywood oblige – ses sacrifices, est toutefois très bien
rendue.
Avec Michael Curtiz
à la baguette et Errol Flynn en tête d’affiche, on pouvait néanmoins s’attendre
à un récit moins didactique et plus enlevé.