
Remake quelconque d’un mauvais film de Paul Michael
Glaser (1), The Running man ne se
hisse guère plus haut que son prédécesseur.
Il n’y a bien entendu aucune surprise à attendre du
film, qui se suit donc en s’endormissant largement. Si le film joue à la fois
des ressorts du mélodrame social et des codes des films d’action, l’ensemble
reste tout à fait anonyme et insipide.
Et ce ne sont pas les banales scènes d’action, les
grands méchants très quelconques ou les pseudo-retournements de situation qui
pourront nous laisser en éveil : tout se déroule comme prévu, avec un
happy-end conventionnel, à la dernière minute, après que l’on nous a fait
croire le pire. Finalement, à notre grande surprise, le gentil gagne et tue le
méchant, ouf.
Si Edgar Wright avait réussi son coup avec le
distrayant Shaun of the Dead qui
emmenait le film de zombies vers la comédie parodique, là son film ne mène
nulle part. On ne saurait trop dire pourquoi Hollywood investit dans un film qui,
dès l’idée de départ, semble être destiné à n’être qu’un insipide blockbuster
bas de gamme (peut-être s’agit-il de tester Glen Powell – souvent utilisé en
second rôle ou en bad boy – en héros de film d’action).
(1) : S’il est une adaptation du Running Man de 1987 (lui-même inspiré du roman de Stephen King, alias Richard Bachman), il s’agit au départ de la trame principale du Prix du danger d’Yves Boisset (lui aussi adapté d’une nouvelle de Robert Sheckley) qui a pu faire valoir la primauté de son œuvre après une longue bataille judiciaire.
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(1) : S’il est une adaptation du Running Man de 1987 (lui-même inspiré du roman de Stephen King, alias Richard Bachman), il s’agit au départ de la trame principale du Prix du danger d’Yves Boisset (lui aussi adapté d’une nouvelle de Robert Sheckley) qui a pu faire valoir la primauté de son œuvre après une longue bataille judiciaire.



























