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mercredi 20 décembre 2017

The Murderer (Hwang-hae de H. Na, 2010)




On retrouve Na Hong-jin dans un polar noir très violent, qui reprend des motifs déjà vus dans The Chaser. Ici aussi les héros n'en sont pas, le film est ancré dans un réel sordide et le film est très violent. Le film exacerbe même beaucoup la violence, avec une ironie noire, en faisant prendre – et donner – à ses personnages mille et un coups, de haches ou de couteaux. La prédilection pour l'arme blanche permet à Na Hong-jin de bien s'amuser avec les bruits des lames qui s'enfoncent dans les corps et les gerbes de sang quand elles ressortent. Et tout ce petit monde s’entre-tue gaiement.



Fidèles à ses très bons acteurs, Na Hong-jin reprend Ha Jeong-woo et Kim Yoon-seok pour les deux rôles principaux. Ha Jeong-woo campe un personnage qui hésite bien peu et sombre bien vite dans la violence dont on comprend rapidement qu'il ne pourra guère s'extraire.


mercredi 28 août 2013

The Chaser (추격자 de H. Na, 2008)




Très bon film noir – très noir – de Na Hong-jin, qui fait un premier long métrage étonnant de maturité et de technique.
The Chaser s’appuie sur un certain réalisme descriptif, en nous faisant voyager dans des quartiers étroits et escarpés de la ville, en multipliant les détails précis qui teintent le film d’un ancrage dans le réel et en s’attachant à des personnages bien peu héroïques. Sur ce point l’anti-héros Joong-ho (très bon Kim Yoon-seok) est très réussi : il mettra bien du temps – et devra encaisser les coups et enchaîner les rencontres – avant de s’éveiller et d’oublier ses vils motifs pour de plus nobles.



En mélangeant ces ingrédients avec un style dynamique et explosif, Na Hong-jin parvient à ce style violent, noir, exubérant des polars coréens, tel qu’on le trouve chez Bong Joon-ho ou Park Chan-wook. Avec ses gerbes de sang, ses coups de marteau, ses traits ironiques, on sent d’ailleurs l’influence de Old Boy.
On regrettera le dernier quart d’heure, peut-être inutile, et le goût très prononcé de Na Hong-jin pour le sang, qu’il aime répandre sur les murs en longs giclements. On retrouvera d’ailleurs largement cette dernière tendance dans ses films suivants.