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jeudi 5 février 2015

Le Dernier rempart (The Last Stand de J. Kim, 2015)



Le dernier rempart Kim Jee-won Arnold Schwarzenegger Affiche Poster

Après son intermède politique voilà Schwarzy qui reprend du service et revient en haut de l'affiche.
Alors on sait bien que le gars ne fait pas dans la dentelle, et on sait aussi qu'il a joué dans une bonne quantité de films stupides. Certes, mais pour un retour on pouvait peut-être espérer qu'il ne soit pas une caricature de lui-même. On pouvait se dire qu'il reviendrait pour jouer dans un film qui, au moins, serait potable. Mais non, rien de tout cela : voilà un nouveau film stupide pour orner sa filmographie qui n'en manque pas. En fait c'est un film stupide en hommage aux mêmes films stupides des années 80. Dit comme ça l'idée est amusante, mais ça ne mène pas bien loin.
Les producteurs, en revanche, savent ce qu'ils font et on a une petite idée de l'opinion qu'ils se font de leur public-cible :

Anatomie comparée cerveaux

vendredi 26 avril 2013

Le Bon, la Brute et le Cinglé (Joheun nom, Nappeun nom, Isanghan nom de J. Kim, 2008)




Kim Jee-Woon s’amuse avec ce remake détonant du célèbre film de Sergio Leone. Si l’idée est très originale – puisque voilà un western transposé en Asie –, le film reprend les grandes lignes du Bon, la brute et le truand : trois compères qui se tournent autour, une chasse au trésor, la petite histoire qui rencontre la grande (ici l’occupation de la Mandchourie par le Japon avec les Coréens au milieu). Comme chez Leone, le film en rajoute côté humour en confiant à un personnage (ici le truand, là le cinglé) le rôle de vis comique efficace. Et Kim se fait plaisir avec un style exubérant, qui affiche sa virtuosité et qui en rajoute sans cesse.



Si certains moments sont savoureux, l’accumulation de tant de mouvements, de furie, de pétarades – quand bien même tout cela est au second degré – épuise un peu. C’est que toute cette sarabande, au lieu de monter crescendo pour aller vers un climax final (comme c’est le cas dans le film original), apparaît davantage comme une accumulation incessante de morceaux de bravoure.