
House of Dynamite procède selon une construction
habile mais classique, un peu comme Rashōmon,
mais en beaucoup plus pauvre. Le récit est certes vu de différents points de vue
mais ceux-ci ne remettent jamais en cause la nature même du récit. Les constats
et les interprétations sont les mêmes, on voit simplement le contre-champ que
l’on n’avait pas avant mais ce contre-champ n’apporte rien, ni réponses (comme
dans Mademoiselle par exemple) ni
incertitude (comme dans Rashōmon).
Dès lors c’est davantage à un exercice de style (certes parfaitement maîtrisé) que se livre Kathryn Bigelow, qu’à une construction qui viendrait enrichir le propos. Et la fin, qui reste en suspens, fait un peu tomber à plat le jeu narratif. Non pas que nous n’aimions pas les fins ouvertes mais enfin ce qui permet à Bigelow de passer d’un point de vue à l’autre (et avec lui le suspense) est justement cette question cruciale, question dont, finalement, le spectateur n’aura pas la réponse.
Dès lors c’est davantage à un exercice de style (certes parfaitement maîtrisé) que se livre Kathryn Bigelow, qu’à une construction qui viendrait enrichir le propos. Et la fin, qui reste en suspens, fait un peu tomber à plat le jeu narratif. Non pas que nous n’aimions pas les fins ouvertes mais enfin ce qui permet à Bigelow de passer d’un point de vue à l’autre (et avec lui le suspense) est justement cette question cruciale, question dont, finalement, le spectateur n’aura pas la réponse.
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