mercredi 7 février 2024

Plus fort que le diable (Beat the Devil de J. Huston, 1953)





Plus fort que le diable adopte rapidement un faux-rythme qu’il n’abandonne jamais, autour de cette histoire d’un groupe à demi-escrocs ou à demi-sincère, qui hésitent entre errance et oisiveté. Mais ce faux-rythme captive peu et laisse le spectateur dans un entre-deux permanent peu convaincant. C’est bien dommage, cette histoire d’escrocs à la distribution alléchante (Humphrey Bogart en tête) laissait espérer meilleur sort.
On est d’autant plus déçu quand on sait combien John Huston sait maîtriser les faux-rythmes ou les récits relâchés et qu’il aime, en définitive, lorsqu’il y a peu à raconter et que tout est dans une atmosphère ou dans une humeur particulière (comme dans Fat City ou Gens de Dublin). Mais ici le fil semble perdu et l’on y croit jamais trop, un peu comme ces personnages qui attendent, eux aussi, sans jamais trop y croire.



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