
Très beau film de Marcel Pagnol, qui déploie son style
si particulier au milieu d’un univers à peu près unique.
La sensibilité de Pagnol, son humanisme, sa facilité à
porter à l’écran les sentiments, le bonheur et le malheur, tout cela donne un
ton à la fois juste, charmant, plein de vie, à cette histoire longtemps triste. Dans cet univers si typique, le duo Raimu-Fernandel
(qui glissent tous les deux avec grande facilité des saillies comiques dans un
registre de fond très dramatique) est merveilleux. Fernandel qui est d’ailleurs
très à l’aise (mais on le savait depuis Angèle)
dans un registre sérieux.
Il semble bien difficile, aujourd’hui, de retrouver un
cinéma empli d’une telle fraîcheur, à la fois désuet et éternel. Et Pagnol donne là une grande leçon : c’est bien
lorsque l’on aspire à conter des histoire locales, ancrées dans un lieu et dans
un temps, que l’on touche en réalité du doigt l’universel et l’intemporel.
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