lundi 1 juin 2026

Monkey Man (D. Patel, 2024)

 



Film décevant de Dev Patel qui avait pourtant une idée de départ (son personnage masqué de Monkey Man qui combat la nuit et vit une autre vie le jour et fait s’entremêler les deux), mais il n’en fait pas grand-chose. Le scénario devient très vite d’une banalité affligeante et la réalisation est rapidement pénible. C’est que Patel s’ingénie à filmer les combats en faisant bouger sa caméra dans tous les sens quand, dans les moments calmes, l’image s’apaise : cette tentative de faire correspondre fond et forme s’avère d’une banalité confondante. Mais la caméra tressaute, tourne et se retourne tellement quand Monkey Man se bat que l’on en vient à attendre que la séquence s’achève tant cela est insupportable. Las, Patel fait durer les scènes d'action encore et encore, nous gratifiant d'interminables séquences d’affrontements (souvent bien peu crédibles mais c’est encore un autre problème).
Et quand on comprend au fur et à mesure du film que toute la petite manigance de Monkey Man est destinée à se venger, on désespère un peu : Patel ira-t-il jusqu’à nous imposer son affaire de vengeance jusqu’au bout ou bien fera-t-il montre d’un peu de retenue en se souvenant des grands romans (Monte-Cristo) ou des grands films (L’Homme de la plaine) qui, à travers le thème du pardon, ont depuis longtemps montré que la vengeance n’apaisait pas ? Mais le réalisateur n’hésite pas : la vengeance ira jusqu’au bout sans hésiter et ce n’est pas le trépas final qui sauvera le personnage, personnage qui s’avère finalement insipide et banal, tout comme le film d’action qui le met en scène.