Petit film de Douglas Sirk, qu’il réalise dans une
période de travail très intense (vingt-quatre films en une dizaine d’années)
parsemée de chefs-d’œuvre. Mais, si Sirk s’essaye ici au péplum, le genre ne
lui réussit guère.
L’idée de Jack Palance pour camper Attila était
pourtant bonne, l’acteur au visage à la fois reptilien et déformé et à la voix
si particulière pouvait donner une dimension orientale au personnage (un peu
comme dans Les Cavaliers de
Frankenheimer où il joue Toursène) mais son maquillage qui cherche à lui donner
une teinte jaune-brune est désastreux. Et il se débat au milieu de décors et
d’accoutrements qui passent assez mal.
L’ensemble est assez emprunté et peu convaincant
(aussi bien dans les scènes de palais que dans les scènes d’action) : on
sent que Sirk, à l’inverse de beaucoup d’autres genres, ne parvient pas à
exprimer sa patte personnelle au-delà de l’histoire. Pour reprendre sa propre
formule, Sirk ne parvient pas à filmer par-dessus le scénario et le film semble
alors bien fade.

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