mardi 17 mars 2026

Le Signe du païen (Sign of the Pagan de D. Sirk, 1954)

 


Petit film de Douglas Sirk, qu’il réalise dans une période de travail très intense (vingt-quatre films en une dizaine d’années) parsemée de chefs-d’œuvre. Mais, si Sirk s’essaye ici au péplum, le genre ne lui réussit guère.
L’idée de Jack Palance pour camper Attila était pourtant bonne, l’acteur au visage à la fois reptilien et déformé et à la voix si particulière pouvait donner une dimension orientale au personnage (un peu comme dans Les Cavaliers de Frankenheimer où il joue Toursène) mais son maquillage qui cherche à lui donner une teinte jaune-brune est désastreux. Et il se débat au milieu de décors et d’accoutrements qui passent assez mal.
L’ensemble est assez emprunté et peu convaincant (aussi bien dans les scènes de palais que dans les scènes d’action) : on sent que Sirk, à l’inverse de beaucoup d’autres genres, ne parvient pas à exprimer sa patte personnelle au-delà de l’histoire. Pour reprendre sa propre formule, Sirk ne parvient pas à filmer par-dessus le scénario et le film semble alors bien fade.


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