
Très beau mélodrame de Frank Borzage avec cette
histoire poignante parfaitement mise en scène. Borzage, on le sait, à toujours foi en ses personnages
et en l’amour qu’ils se portent. C’est là ce qui donne au film un supplément
d’âme et lui permet d’éviter le sirupeux et l’exagération.
Les différents personnages, liés par l’amitié ou l’amour, se portent, se soutiennent, suivent leurs voies, se retrouvent, traversent la vie et ses malheurs. L’ingénuité – et bientôt la fragilité – de Margarett Sullavan envahit l’écran et Robert Taylor est magnifique. La sincérité du réalisateur vibre à l’écran.
Les différents personnages, liés par l’amitié ou l’amour, se portent, se soutiennent, suivent leurs voies, se retrouvent, traversent la vie et ses malheurs. L’ingénuité – et bientôt la fragilité – de Margarett Sullavan envahit l’écran et Robert Taylor est magnifique. La sincérité du réalisateur vibre à l’écran.
Borzage, filmant le Berlin des années 20, parvient à
parfaitement équilibrer les amitiés des trois compagnons et l’arrière-plan
violent et agité qui secoue la ville. Si cela conduira au drame, il ne laisse
jamais la politique envahir son sujet, qui reste toujours l’amitié et l’amour.
Cet équilibre est magnifique, alors qu’il était sans doute facile de
« dénoncer » et de faire « passer un message » à propos de
cette période troublée qui conduira jusqu’au désastre de la seconde guerre mondiale.
Si les films parlants de Borzage n’atteignent sans
doute pas la perfection du muet, ils gardent cette vibration magnifique et
intime que très peu de réalisateurs savent glisser dans leurs films.
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