
Après
l’intéressant Gangsters – où sont
déjà présents les grands thèmes du réalisateur – Olivier Marchal propose à
nouveau, dans 36 quai des Orfèvres,
un cinéma très franc, qui n’a pas d’autre prétention que de jouer jusqu’au bout
la carte du film de genre, à la fois populaire et sérieux, dur et sombre.
Bien lui en
prend : le film est efficace, très noir – avec son personnage qui perd
tout –, continuant d’explorer la face sombre des flics, mais tout à fait
sincère. C’est cette honnêteté qui fait la force du film et du réalisateur. On
sent cette foi qui l'anime :
Marchal croit en son histoire et en ses personnages (et en ses acteurs : excellents).
Suivant la
lignée des polars façon Alain Corneau (Police Python 357 notamment), Marchal continuera de creuser le même sillon avec
toujours la même détermination (et la même noirceur dépressive) dans son film suivant, MR 73, se positionnant ainsi comme une solide référence du film policier à la française.
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