
Film de science-fiction très typique des années 50 et
qui a terriblement vieilli.
Mais il faut dire que les effets spéciaux n’ont pas seulement
vieilli, ils sont aussi très bas de gamme : on est proche des réalisations d'Ed Wood dont l'amateurisme a fait la légende. On voit les fils qui tiennent le vaisseau spatial et les
mains géantes en carton-pâte sont considérablement bâclées.
On notera combien le film accompagne la bonne
morale : le mari qui trompe sa femme (d’une façon particulièrement sarcastique
et cynique il faut dire) sera châtiée par sa femme devenue immense. On peut
peut-être y voir une métaphore sociale ou psychanalytique avec cette femme
géante et qui vient se venger mais c’est peut-être beaucoup supposer d’un film
décidément très banal et sans autre ambition, manifestement, que de mettre en
scène – à grands renforts de cris d’effroi – ces fameux effets spéciaux pourtant
bien navrants.
De Nathan Juran, on préférera nettement, dans le
genre, À des millions de kilomètres de la Terre, plus réussi, plus intéressant et beaucoup plus influent.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire