
Si L’eau froide est construit autour d’une
trame très conventionnelle avec deux adolescents qui expriment leur mal-être (à
coup de frasques diverses et de relations orageuses avec leurs parents), il
trouve une certaine fraîcheur dans son traitement réussi. La jeunesse rebelle
est bien saisie, en particulier avec le personnage de Christine.
Il est dommage que Gilles soit interprété par Cyprien Fouquet dont le jeu est trop limité : cela appauvri le personnage de Gilles dont la confrontation butée avec son père (père lui très bien campé par László Szabó) ne mène pas bien loin et n’exprime pas grand-chose. Gilles reste alors très en retrait par rapport à son alter ego féminin, Christine, qui bénéficie de la présence de Virginie Ledoyen. Cette présence donne de la colère et de l’énergie à son personnage mais, surtout, elle le remplit d’une face cachée qui la rend inaccessible ; toute une épaisseur que n’a pas Gilles qui semble, à côté d’elle, tout à fait vide, comme s’il n’y avait rien d’autre qu’une colère d’adolescent derrière ses éclats de voix qui ne mènent à rien. La fin vient joliment confirmer ce côté insaisissable de Christine qui, jusqu’au bout, ne s’exprime pas.
On retiendra bien sûr la séquence de la fête dans la maison abandonnée, si bien filmée, emplie d’une folie à la fois un peu douce et un peu brusque. La maison à la campagne, où l’on se retrouve, où l’on se défoule et où l’on vient chercher quelque chose que la ville ne donne pas, sera bientôt l’un des grands motifs du réalisateur qui le reprendra régulièrement dans ses films, comme pour les scander ou les ponctuer.
Il est dommage que Gilles soit interprété par Cyprien Fouquet dont le jeu est trop limité : cela appauvri le personnage de Gilles dont la confrontation butée avec son père (père lui très bien campé par László Szabó) ne mène pas bien loin et n’exprime pas grand-chose. Gilles reste alors très en retrait par rapport à son alter ego féminin, Christine, qui bénéficie de la présence de Virginie Ledoyen. Cette présence donne de la colère et de l’énergie à son personnage mais, surtout, elle le remplit d’une face cachée qui la rend inaccessible ; toute une épaisseur que n’a pas Gilles qui semble, à côté d’elle, tout à fait vide, comme s’il n’y avait rien d’autre qu’une colère d’adolescent derrière ses éclats de voix qui ne mènent à rien. La fin vient joliment confirmer ce côté insaisissable de Christine qui, jusqu’au bout, ne s’exprime pas.
On retiendra bien sûr la séquence de la fête dans la maison abandonnée, si bien filmée, emplie d’une folie à la fois un peu douce et un peu brusque. La maison à la campagne, où l’on se retrouve, où l’on se défoule et où l’on vient chercher quelque chose que la ville ne donne pas, sera bientôt l’un des grands motifs du réalisateur qui le reprendra régulièrement dans ses films, comme pour les scander ou les ponctuer.






