
Petit film de
Denys de La Patellière, qui a bien du mal à nous convaincre. On le sait :
le génie de De Funès ne peut exonérer un film d’un bon scénario et de
situations comiques bien écrites et bien pensées. Las, les agitations de De
Funès résonnent ici un peu à vide et son alter ego Jean Gabin, s’il impose une
présence, n’a pas de vis comique, de sorte que le duo ne fonctionne guère. L’un
s’agite peine perdue quand l’autre hausse le ton et domine : voilà le seul
ressort comique sur lequel s’appuie le film. On est bien loin, avec Le Tatoué,
de l’équilibre entre De Funès et Bourvil.
On
notera néanmoins – mais cela n’a rien à voir avec la qualité du film – que
l’amorce du film (un amateur d’art veut acheter le tatouage sur le dos d’un
personnage) ne semble aujourd’hui pas si loufoque : Tim Steiner par exemple,
tatoué, doit, par contrat, exposer son dos dans des galeries d’art et faire don
de sa peau à sa mort. On le voit, l’art conceptuel le plus récent rejoint,
aujourd’hui, ce qui, il y a soixante ans, n’était qu’un jeu comique.
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