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vendredi 19 juin 2026

Le Tueur (D. de La Patellière, 1972)

 



Film bien terne de Denys de La Patellière qui suit une intrigue assez quelconque sans jamais lui donner une impulsion ou un style particulier.
Si la distribution peut attirer, le réalisateur ne fait pas grand-chose des acteurs : Jean Gabin surjoue sa bonhommie fatiguée quand Bernard Blier, face à lui, est un peu coincé dans un rôle qui ne lui offre pas grandes possibilités. Fabio Testi est quelconque en tueur un peu chien fou qui dégaine à tout va et saute par la fenêtre pour échapper aux policiers.
Pour l’anecdote, on retiendra la présence du tout jeune Gérard Depardieu (en jeune loubard, comme il se doit), encore inconnu et présent le temps de quelques scènes.


lundi 25 mai 2026

Le Tatoué (D. De La Patellière, 1968)

 



Petit film de Denys de La Patellière, qui a bien du mal à nous convaincre. On le sait : le génie de De Funès ne peut exonérer un film d’un bon scénario et de situations comiques bien écrites et bien pensées. Las, les agitations de De Funès résonnent ici un peu à vide et son alter ego Jean Gabin, s’il impose une présence, n’a pas de vis comique, de sorte que le duo ne fonctionne guère. L’un s’agite peine perdue quand l’autre hausse le ton et domine : voilà le seul ressort comique sur lequel s’appuie le film. On est bien loin, avec Le Tatoué, de l’équilibre entre De Funès et Bourvil.
On notera néanmoins – mais cela n’a rien à voir avec la qualité du film – que l’amorce du film (un amateur d’art veut acheter le tatouage sur le dos d’un personnage) ne semble aujourd’hui pas si loufoque : Tim Steiner par exemple, tatoué, doit, par contrat, exposer son dos dans des galeries d’art et faire don de sa peau à sa mort. On le voit, l’art conceptuel le plus récent rejoint, aujourd’hui, ce qui, il y a soixante ans, n’était qu’un jeu comique.