
Appliqué, présentant des tableaux parfois magnifiques,
Epouses et concubines s’articule autour d’une maison qui forme un écrin
(dédié à l’actrice Gong Li, révélée par ce film et qui est de tous les plans)
autant qu’une prison. Ce décor est un lieu, dans tous les cas, d’où l’on ne
sort jamais et où les rivalités vont bon train, entre tradition, hypocrisie,
coups bas et ambitions. Selon un parti pris un peu facile, on ne verra jamais
le visage de l’époux au cœur de tous ces fils qui se croisent et tissent comme une
toile d'araignée serrée.
Cela dit, au-delà du propos que l’on peut lire comme politique (mais il s’agit alors, comme souvent, d’une lecture très pauvre de l'œuvre), c’est l’esthétique du film qui retient l’attention. Malgré tout, derrière une enveloppe très belle, le style du réalisateur reste assez classique ce qui empêche peut-être le film d’emporter tout à fait et de dépasser cette impression d’application. On est loin d’un film proprement esthétique comme chez Wong Kar-wai. Zhang Yimou s’applique et colore son film d’un rouge profond et sombre (sur lequel viennent trancher quelques bleus/gris) pour mieux étaler ses tableaux, jouant savamment de baies ouvertes mais infranchissables et d’une rencontre qui ne se fera pas (celle de Songlian avec le fils de la première femme).
Cela dit, au-delà du propos que l’on peut lire comme politique (mais il s’agit alors, comme souvent, d’une lecture très pauvre de l'œuvre), c’est l’esthétique du film qui retient l’attention. Malgré tout, derrière une enveloppe très belle, le style du réalisateur reste assez classique ce qui empêche peut-être le film d’emporter tout à fait et de dépasser cette impression d’application. On est loin d’un film proprement esthétique comme chez Wong Kar-wai. Zhang Yimou s’applique et colore son film d’un rouge profond et sombre (sur lequel viennent trancher quelques bleus/gris) pour mieux étaler ses tableaux, jouant savamment de baies ouvertes mais infranchissables et d’une rencontre qui ne se fera pas (celle de Songlian avec le fils de la première femme).
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