lundi 21 septembre 2026

Mon crime (F. Ozon, 2023)

 



Jouant sur une situation proche d'un vaudeville aux airs de Sacha Guitry (en cherchant bien), François Ozon ne convainc guère avec Mon crime : la légèreté recherchée tient plus de la superficialité et on ne croit guère aux situations ni aux personnages, bien peu attachants. Il n’y a guère que quelques séquences ou répartiez (avec Fabrice Lucchini notamment) qui sont plaisantes.
Les deux actrices principales (Nadia Tereszkewicz et Rebecca Marder) surjouent péniblement et Isabelle Huppert elle-même, une fois n’est pas coutume (mais elle est sans doute prisonnière de son personnage), est bien décevante.
Et, comme s’il fallait une incongruité anachronique fatigante, le film s’entiche de tirades féministes pénibles, dites par une jeune avocate face à un jury masculin : on peut douter de la force de conviction d’un tel discours (ici énoncé sans humour ni ironie) dans les années 30.



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