
Belle réussite du
duo Kervern et Delépine qui fait ici feu de tout bois. A faire déambuler dans
une zone commerciale deux frères (l’un déjà punk et l’autre qui perd pied peu
à peu et le devient), ils trouvent là l’expression à la fois simple et complète
de leurs sujets habituels : filmer la France périphérique – avec, ici, ses
zones de parkings et de galeries commerciales sans âme – et suivre les
déambulations hasardeuses de personnages en rupture, paumés et qui s’agitent
vainement.
Le film bénéficie des interprétations truculentes de Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel qui forment un duo idéal : chacun, dans un registre qui lui est propre, a cette facilité à jouer de tonalités étranges, faisant surgir des dissonances soudaines ou folles. Le film doit beaucoup à ces acteurs qui portent le film et l’emmènent vers un inévitable débordement, à la fois foutraque, drôle et tout à fait triste.
Le film bénéficie des interprétations truculentes de Benoît Poelvoorde et Albert Dupontel qui forment un duo idéal : chacun, dans un registre qui lui est propre, a cette facilité à jouer de tonalités étranges, faisant surgir des dissonances soudaines ou folles. Le film doit beaucoup à ces acteurs qui portent le film et l’emmènent vers un inévitable débordement, à la fois foutraque, drôle et tout à fait triste.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire