
Très beau
mélodrame d’Henri Decoin qui, l’air de rien, emmène le spectateur vers une
tragédie d’une grande tristesse. La douceur de la caméra de Decoin répond aux
saillies délicieuses de Jeanson. Entre autres échanges magnifiques (dont le jeu
autour des amoureux qui sont seuls au monde), on retient l’exceptionnel mot « on
est prié d’apporter son âme ».
Si l’histoire en elle-même (celle d’un adultère) est classique, le film est porté par un Louis Jouvet éblouissant. Le film, d’ailleurs, c’est peut-être là son défaut (mais Decoin n’y peut rien) dépend beaucoup de lui : l’acteur manque quand il n’est plus à l’écran. Son phrasé, sa manière d’être, son charisme sont exceptionnels et dominent tout à fait le film, lui donnant une profondeur et une force émotionnelles incroyable.
Si l’histoire en elle-même (celle d’un adultère) est classique, le film est porté par un Louis Jouvet éblouissant. Le film, d’ailleurs, c’est peut-être là son défaut (mais Decoin n’y peut rien) dépend beaucoup de lui : l’acteur manque quand il n’est plus à l’écran. Son phrasé, sa manière d’être, son charisme sont exceptionnels et dominent tout à fait le film, lui donnant une profondeur et une force émotionnelles incroyable.
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