lundi 7 septembre 2026

Le Scorpion rouge (Red Scorpion de J. Zito, 1988)

 



Prototype de film d’action de la fin des années 80 qui n’a aucun sens et qui est dénué du moindre intérêt. Il met en avant Dolf Lundgren, une des stars testostéronées de l’époque, qui nous fait une variation sur le thème de Rambo (mais le Rambo tonitruant et hurlant de Rambo II, pas celui désespéré et inadapté du premier film).
Mais comme le héros est un soldat soviétique et qu’il ne peut donc gagner à la fin (film américain oblige), notre aimable guerrier va devoir ou bien mourir (mais ça n’est pas possible puisqu'il est le héros, film américain oblige) ou bien se retourner contre ses supérieurs qui s’avèrent très méchants. On a donc droit à la transformation de ce charmant soldat d’élite issu de l’unité ultra-élite des spetsnaz en un scorpion du désert, c’est-à-dire un combattant toujours aussi fort mais qui est éveillé et ne se laissera plus dicter sa conduite par les méchants. Hop, le voilà qui bascule du côté des villageois. Tout un programme.
Ajoutons les effets pyrotechniques d’un petit film d’action, les personnages monolithiques, idiots et prévisibles, les retournements de situation qui n’en sont pas et l’on comprend que l'on peut oublier ce film aussi tôt vu ou, mieux encore peut-être, ne pas le voir.



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