samedi 23 septembre 2023
La Cible humaine (The Gunfighter de H. King, 1950)
mardi 19 septembre 2023
Un tramway nommé Désir (A Streecar Named Desire de E. Kazan, 1951)

lundi 18 septembre 2023
Pacifiction (A. Serra, 2022)
Benoît Magimel est magistral : il trouve un ton parfaitement juste dans un rôle compliqué, puisque son personnage oscille sans cesse entre la politique et les relations humaines, jouant d’amitié, de services et d’arrangements, cherchant à comprendre ce qui se trame, à saisir la sincérité ou l’insincérité des uns ou des autres.
Albert Serra, qui montre une grande sensibilité à la douceur des choses, compose plusieurs séquences très belles pour évoquer le battement profond de l’île. Il sait opposer la frénésie de la boîte de nuit avec le lent mouvement des vagues, ou encore les rayons de soleil qui se reflètent et éclatent à l’écran avec la nuit noire et silencieuse dans laquelle une lueur survient.
vendredi 15 septembre 2023
Still Walking (Aruitemo aruitemo de H. Kore-eda, 2008)

mercredi 13 septembre 2023
Fighter (The Fighter de D. O. Russell, 2010)
C’est que ce boxeur prometteur qui cherche à s’extirper d’une famille qui le tire en arrière doit d’abord et avant tout affronter son frère aîné, boxeur maudit à la dérive. Et cet affrontement, à un moment seulement, lors d’un banal entraînement, devient purement physique. Et c’est à ce moment que l’on comprend combien la puissance des coups, par cette destruction qu’implique la boxe peut, seule, exprimer le combat entre les deux frères. De même que les boxeurs se cognent dessus à qui mieux-mieux pour ensuite s’enlacer dès le combat terminé, les deux frères boxent, en réalité, l’un contre l’autre durant tout le film. Il aurait fallu filmer ce combat décisif, il aurait fallu les voir se cogner, tant tout se résout, dans la psyché de ces personnages, par le rapport de force à mains nues : la destruction comme la gloire viennent de leurs poings.
Cela dit Fighter est servi par son casting et l’on est même surpris par Mark Wahlberg, d’ordinaire bien fade, dont le jeu très sobre (souvent trop sobre) convient très bien ici pour exprimer le tiraillement qui ne quitte pas son personnage. Christian Bale s’en donne à cœur joie (dans un rôle, où, encore, une fois, il montre sa capacité à se transformer physiquement) et Melissa Leo, qui joue la mère, est remarquable elle aussi dans un rôle pas facile.
lundi 11 septembre 2023
Le Cavalier du désert (The Westerner de W. Wyler, 1940)

samedi 9 septembre 2023
The Salvation (K. Levring, 2014)

lundi 4 septembre 2023
Adieu au langage (J.- L. Godard, 2014)

samedi 2 septembre 2023
Batman : Le Défi (Batman Returns de T. Burton, 1992)
Tim Burton semble un peu coincé dans son idée, même si quelques séquences équilibrent très bien les tons entre conte de Noël divertissant et noirceur, tons que conjuguent si aisément l’ami Burton.
jeudi 31 août 2023
Open Range (K. Costner, 2003)
On regrette peut-être des personnages caricaturaux du côté des méchants, bien moins fouillés et travaillés que les éleveurs, qui retiennent toute l’attention du réalisateur. C’est que Charley (Kevin Costner, très convaincant) n’a pas toujours été cow-boy et il traîne derrière lui un passé oublié qu’il lui faut faire resurgir. Cet ancien gunfighter, abîmé par son passé (il est typiquement un descendant de Ethan Edwars), a trouvé dans cette façon de vivre en conduisant des bêtes tout au long de l’année, de feu de camp en feu de camp, un substitut de civilisation. Comme Ethan Edwards, il ne peut guère se poser et rejoindre les siens.
Pourtant, après l’inévitable règlement de compte (où, bien à regret, Charley doit recomposer avec son efficacité passée un colt à la main), la fin reste optimiste et apaisée, comme si l’Ouest, malgré tout, avançait et, que le temps faisant, Charley pouvait délaisser les bêtes et vivre à nouveau au milieu de la société des hommes. On notera que, comme bien souvent dans le western fordien, c’est par le bien d’une femme – plus encore que par l’amitié, autre élément fondamental – que cette impossible réinsertion se fera.
lundi 28 août 2023
Le Horla (M. Desseigne Ravel, 2022)
Bastien Bouillon, au jeu sobre, sent bien le rôle mais il ne parvient pas à sauver un film trop terne pour marquer le spectateur.
vendredi 25 août 2023
Tess (R. Polanski, 1979)
mercredi 23 août 2023
Illusions perdues (X. Giannoli, 2021)
L’interprétation est réussie, malgré un Benjamin Voisin en Lucien de Rubempré un peu terne – surtout dans la première partie – mais avec des seconds rôles bien tenus (le casting se veut un point fort du film, avec Vincent Lacoste, Xavier Dolan, Depardieu, etc.).
lundi 21 août 2023
HHhH (C. Jimenez, 2017)

(1) : Le titre HHhH signifie « Himmlers Hirn heiβt Heydrich » que l'on peut traduire par « le cerveau de Himmler s'appelle Heydrich ».
vendredi 18 août 2023
Barbie (G. Gerwig, 2023)
Bien sûr on a là une critique – au second, troisième ou énième degré, on ne saurait dire – de la société d’aujourd’hui et des rapports homme-femme. A la décharge de Greta Gerwig, il semble bien difficile de produire un propos pertinent sur ce thème de nos jours sans risquer une tempête médiatique. Or l’on sait combien les producteurs d’Hollywood craignent les tribunaux médiatiques et combien ils cherchent à aplanir la moindre rugosité. C’est ainsi que, à part quelques saillies ou bons mots (et encore...), on s’ennuie ferme.
A travers ce rôle, si Ryan Gosling continue d’être lénifiant, ce qui, il faut bien l’admettre, n’est pas un frein quand il s’agit de jouer Ken (le problème est plutôt que, second degré ou non, il semble bien difficile à cet acteur de produire une expression), Margot Robbie, de son côté, à travers ce rôle, assume pleinement son statut de nouvelle bimbo.
mercredi 16 août 2023
Indiana Jones et le Cadran de la destinée (Indiana Jones and the Dial of Destiny de J. Mangold, 2023)
Las, James Mangold le sort de sa retraite et le revoilà donc à parcourir le monde une nouvelle fois. Mais la sauce ne prend guère. Lorsque Indi remet son chapeau et sort son fouet on a bien du mal à y croire. La saveur des premiers épisodes n’est plus là, les passages obligés et les clins d’œil encombrent le film, les incohérences sont légion, les personnages contradictoires (le comportement de Helena échappe à toute logique) et la fin sirupeuse à souhait. Comme quoi cumuler des séquences d’action ne suffit pas pour donner du punch à un personnage et à un film.
Harrison Ford lui-même, qui a si souvent su trouver le juste ton entre traits d’humour et ronchonnades, ne joue plus qu’un vieux héros bougon sans cesse houspillé par une petite jeune. Sans doute ne suffit-il pas de jouer sur l’âge de l’archéologue-aventurier pour s’en affranchir.
Mangold jouait déjà, dans Logan, avec des héros vieillissants mais, en ce qui concernait ces héros usés et de moins en moins capables, son film n’était pas inintéressant (il était mauvais sur d’autres points). Rien de tout cela ici : même à la retraite, usé et bougon, Indiana Jones reste inarrêtable et toujours aussi efficace dès qu’il s’agit de se dépêtrer d’une troupe de vilains lancée contre lui ou de démêler une énigme restée mystérieuse. Indiana Jones est donc vieux, on nous le montre et on en blague mais, finalement, le film ne l’entérine pas et il reste héroïque comme au bon vieux temps : c’est peut-être là qu’est la grande incohérence et le grand malaise de ce (espérons-le) dernier opus.
lundi 14 août 2023
Equalizer 2 (The Equalizer 2 de A. Fuqua, 2014)
Dans cette suite sans saveur d'un premier épisode déjà d’une fadeur rare,
Antoine Fuqua récidive en appliquant la même recette, entre prétention de mise
en scène et petite morale à deux sous. Denzel Washington cachetonne
tranquillement.
Si le film est transparent pour le spectateur (on le voit et, hop ! on l’oublie), il est en revanche une belle planche à billets. On a bien compris
que les producteurs savent parfaitement ce qu’ils font.
samedi 12 août 2023
Daylight (R. Cohen, 1996)
jeudi 10 août 2023
Pi (D. Aronofsky, 1998)
Dans cette première œuvre
qui oscille sans cesse entre cinéma expérimental et film fauché, Darren
Aronofsky se perd un peu. Il cherche à filmer une obsession et s’il met en
place une esthétique, on ne saurait trop dire si elle vient d’un projet
artistique ou d’une contrainte financière. Les œuvres suivantes du réalisateur,
sans grand rapport esthétique, nous faisant plutôt dire qu’il s’agit d’un
manque de moyens. Derrière les idées de thriller noir et paranoïaque, cette
esthétique le coince d’ailleurs un peu au moment de faire avancer son récit.
C’est que Max Cohen, s’il semble avoir mis le doigt sur une clef de voûte
mathématique du monde, se noie peu à peu dans sa paranoïa et dans ses
hallucinations. Dès lors, au-delà de sa forme originale, le film se résume à
scruter une obsession, obsession qui sera un des sujets majeurs de Aronofsky.
mercredi 2 août 2023
Les Saveurs du palais (C. Vincent, 2012)











