lundi 2 mars 2020
Le Sang d'un poète (J. Cocteau, 1930)
mercredi 26 février 2020
Agents très spéciaux : Code UNCLE (The Man from UNCLE de G. Ritchie, 2015)
Tout en conservant son esthétique
envahissante, Guy Ritchie propose une version au second degré du buddy movie
d’espionnage. En associant un Américain et un Russe, on se croirait revenu
quarante ans en arrière. Le film, alors, use et abuse de cette disparité,
multipliant les bons mots et les situations ad
hoc. Se faisant, il passe en revue toutes les scènes classiques du genre,
incluant les trahisons, les sauvetages, les retournements de situation et,
comme il se doit, les séductions, les femmes fatales, les diaboliques sbires,
les militaires bas du front, etc.
On ne trouvera rien de bien original dans ce mélange qui ne
se prend pas au sérieux mais qui est aussi très prétentieux : le style
accrocheur et exubérant de Ritchie gonfle le film comme une baudruche mais sans
lui donner de second souffle. Code UNCLE, en définitive, étrenne une énième
fois des recettes usées jusqu’à la corde
lundi 24 février 2020
En légitime défense (A. Berthomieu, 1958)
mercredi 19 février 2020
Déjà vu (T. Scott, 2006)
lundi 17 février 2020
Le Petit Criminel (J. Doillon, 1990)
samedi 15 février 2020
Le Mans 66 (Ford v. Ferrari de J. Mangold, 2019)
jeudi 13 février 2020
Requiem pour un massacre (Idi i smotri de E. Klimov, 1985)
lundi 10 février 2020
Le Diable par la queue (P. De Broca, 1969)
Philippe de Broca gâche une belle distribution et le scénario bâclé n’a d’égal que la bêtise des personnages. On sait qu’une mauvaise comédie se repère souvent à la présence de personnages stupides ou crétins : elle peut en admettre un ou deux, qui sont l’occasion d’un gag, d’une situation particulière ou d’un regard sur lui des autres personnages qui eux ne sont pas stupides, mais lorsque ce sont quasiment tous les personnages qui sont stupides ou crétins cela ne laisse plus guère d’espoir. Et ce ne sont pas quelques réparties bien senties de Claude Piéplu qui sauveront la mise.
vendredi 7 février 2020
Les Rebuts du Diable (The Devil's Rejects de R. Zombie, 2005)
mercredi 5 février 2020
Fast and Furious: Hobbs and Shaw (D. Leitch, 2019)
On sait le cinéma américain (et, malheureusement, par effet domino, le cinéma mondial) concentré sur trois types de films : les gros blockbusters qui écrasent tout, les films d’animation et les comédies lourdes et sans saveur. Et, pour ces trois types de films, la loi des séries s’applique avec une rigueur toute mathématique en suivant trois grands principes : escompter que ce qui a payé puisse payer encore ; ne prendre qu’un minimum de risques ; s’en remettre à un abattage médiatique puissant qui pourra efficacement être réactivé ultérieurement. Dès lors, les salles de cinéma se voient couvertes de films qui sont des suites de suites de suites, déclinaisons sempiternelles de l’une de ces trois recettes.
Ici les studios exploitent à nouveau la série Fast and Furious et, se disant que huit films (!) suffisent peut-être, en extraient les héros-acteurs-stars (on mélange allègrement l’acteur et son rôle, ces acteurs refaisant sans cesse le même rôle depuis quelques années (1)) et les assaisonnent des ingrédients habituels. On a ainsi une resucée du buddy movie à la sauce Tango et Cash (film déjà largement oubliable), déclinée aux modes de réalisation d’aujourd’hui (une image froide et numérique, une hyperaction en montage ultra-rapide entrecoupée de ralentis et de bonnes vannes, une pseudo-complicité avec le spectateur, etc.).
lundi 3 février 2020
Toni Erdmann (M. Ade, 2016)
samedi 1 février 2020
Get Out (J. Peele, 2017)
jeudi 30 janvier 2020
Malevil (C. de Chalonge, 1981)
mardi 28 janvier 2020
Armaguedon (A. Jessua, 1977)
vendredi 24 janvier 2020
Up the River (J. Ford, 1930)
mercredi 22 janvier 2020
Juliette des esprits (Giulietta degli spiriti de F. Fellini, 1965)
Si l’on
retrouve, dans Juliette des esprits,
le goût de Federico Fellini pour la touche onirique qu’il affectionne tant, le
film reste ancré dans une forme de réalité, sans construire un univers décalé,
fantasmagorique, empreint de souvenirs et de baroquisme (comme dans tant de grands
films du réalisateur, de Huit et demi
à Et vogue le navire, en passant par Amarcord). Ici, face au doute qui peu à
peu, se mue en certitude quant à la tromperie de son mari, Juliette fuit le
monde, se réfugie en elle-même, dans son imaginaire.
Mais Juliette,
pourtant toujours jouée par Giuletta Masina, est un pêrsonnage beaucoup plus terne que Gelsomina
dans La Strada ou Cabiria dans Les Nuits de Cabiria. D’ailleurs elle ne
lutte pas réellement face à la tromperie de son mari, simplement elle s’enfuit
en elle-même. Elle va alors flirter avec des tensions enfouies, la peur de
la mort, la religion, tout ce mélange jouant comme une psychanalyse qui lui
permet d’affronter la réalité, après un long détour par l’imaginaire. Mais c’est
peut-être ce manque de personnalité de l’héroïne qui donne une forme de
froideur, parfois, au film, alors que bien des images étonnantes traversent l’écran
et que Fellini, fidèle à sa maestria si singulière, continue de jouer avec l’image,
d’innover et de créer sans cesse, avec une puissance visuelle et onirique toujours
renouvelée.


























