
Film appliqué et empli de couelurs chaudes, avec un
personnage central à la fois ténébreux et charismatique (Joachim Dallayrac,
campé par José Van Dam) autour duquel tout le film tourne. Le cadre majestueux
et le raffinement qui en émane sont une vraie réussite du film.
Mais Le Maître de musique est inégal : si plusieurs scènes sont magnifiques ou emplies de
musique (José Van Dam donnant alors toute la mesure de son talent), en revanche
le film de Gérard Corbiau pêche par des dialogues parfois plats, des personnages un peu lisses
(portés par des acteurs bien peu convaincants, hormis Van Dam) ou des
situations bien peu naturelles (la façon dont Dallayrac découvre une voix dans
le clochard qui cabotine au marché). Et le duel final entre les ténors masqués
apparaît presque en rupture avec le reste du film et offre un final plutôt
décevant (un duel ne valant pas une représentation telle que celle qui ouvre le
film).
On notera que, dans la première séquence, les dialogues en anglais ne sont pas sous-titrés, ce qui donne un ton immédiatement (et bien inutilement) prétentieux au film.
On notera que, dans la première séquence, les dialogues en anglais ne sont pas sous-titrés, ce qui donne un ton immédiatement (et bien inutilement) prétentieux au film.
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