
Au-delà du sujet
polémique qu’il aborde (le sort et le rôle des tirailleurs africains lors de la
libération progressive de la France en fin de seconde guerre mondiale), Indigènes
est réussi. En suivant différents soldats, le récit parvient à
individualiser chacun d’eux – chacun faisant sa guerre en quelque sorte – en train de se se
frayer comme il peut un chemin vers la reconnaissance ou vers l’acception
de lui-même (à défaut d’être acceptés par les autres). Les séquences d’action
(en particulier dans le village en fin de film) sont très conventionnelles
mais réussies.
Film
à message, Indigènes dénonce :
le traitement et le sort de ces soldats d’une part et, ensuite, en fin de film,
l’oubli dont ils font l’objet. Mais la fin, justement, qui oscille entre
héroïsme et misérabilisme, est très forcé, c'est bien dommage, cela donne une coloration engagée qui, paradoxalement, affaiblit le poids du film.
On
notera la très bonne direction d’acteurs de Rachid Bouchareb qui vise juste avec
son casting osé, les acteurs s’en sortant très bien, en particulier Jamel
Debbouze – bien loin de ses rôles comiques habituels – et Samy Naceri, qui
avait jusqu’alors su devenir célèbre sans montrer un quelconque talent
d’acteur.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire