
Exploiter Terminator jusqu’à en faire une série
était bien tentant pour Hollywood. La dérive est donc actée avec ce quatrième
film (deux autres ayant étaient réalisés encore après celui-ci) même si l’on navigue maintenant assez loin des bases du film d’origine : Terminator Renaissance apparaît assez quelconque et il n’est, en
réalité, qu’un banal film d’action mâtiné de science-fiction.
C’est
que les premiers Terminator (les deux
premiers films en fait, le troisième étant à oublier) passionnaient par l’irruption
dans le présent (respectivement en 1984 et en 1992) de robots tueurs venant du
futur. Or, ici, le film se situe essentiellement dans le futur (en 2018) et il
éteint par-là presque tout intérêt : il n’y aura pas de voyage dans le
temps et si le scénario cherche à mettre Kyle Reese au cœur du film, il n’y
parvient pas vraiment, puisqu’il apparaît en personnage fade largement
secondaire derrière les deux têtes d’affiche.
On
est donc ici dans la poursuite d’une série qui a oublié les ingrédients
fondateurs et joue de surenchères (d’action, d’effets spéciaux, d’acteurs
stars). On notera l’absence (hormis une apparition toute en images de synthèse)
de Schwarzenegger, qui avait alors mis sa carrière d’acteur entre parenthèses,
pris par ses mandats politiques.
On
dira seulement, à titre de bémol positif, que le film est fidèle à la noirceur
du premier film de Cameron : pas d’humour ici – pas de bons mots ou de
répliques qui se veulent drôles – et une foi dans la bataille à mener entre
hommes et machines. On admettra volontiers que c’est assez peu pour faire de
cet épisode un cru bien intéressant.
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