jeudi 23 avril 2026

Terminator Renaissance (Terminator Salvation de McG, 2009)

 



Exploiter Terminator jusqu’à en faire une série était bien tentant pour Hollywood. La dérive est donc actée avec ce quatrième film (deux autres ayant étaient réalisés encore après celui-ci) même si l’on navigue maintenant assez loin des bases du film d’origine : Terminator Renaissance apparaît assez quelconque et il n’est, en réalité, qu’un banal film d’action mâtiné de science-fiction.
C’est que les premiers Terminator (les deux premiers films en fait, le troisième étant à oublier) passionnaient par l’irruption dans le présent (respectivement en 1984 et en 1992) de robots tueurs venant du futur. Or, ici, le film se situe essentiellement dans le futur (en 2018) et il éteint par-là presque tout intérêt : il n’y aura pas de voyage dans le temps et si le scénario cherche à mettre Kyle Reese au cœur du film, il n’y parvient pas vraiment, puisqu’il apparaît en personnage fade largement secondaire derrière les deux têtes d’affiche.
On est donc ici dans la poursuite d’une série qui a oublié les ingrédients fondateurs et joue de surenchères (d’action, d’effets spéciaux, d’acteurs stars). On notera l’absence (hormis une apparition toute en images de synthèse) de Schwarzenegger, qui avait alors mis sa carrière d’acteur entre parenthèses, pris par ses mandats politiques.
On dira seulement, à titre de bémol positif, que le film est fidèle à la noirceur du premier film de Cameron : pas d’humour ici – pas de bons mots ou de répliques qui se veulent drôles – et une foi dans la bataille à mener entre hommes et machines. On admettra volontiers que c’est assez peu pour faire de cet épisode un cru bien intéressant.


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