mardi 5 mai 2026

Le Désordre et la nuit (G. Grangier, 1958)

 



Film bien décevant de Gilles Grangier qui ne parvient pas à donner une véritable impulsion et une véritable atmosphère à son film qui se révèle assez peu passionnant.
L’on passe de l’ambiance survoltée et jazzy du bar à l’abandon solitaire des bistrots parisiens sans que l’ensemble ne colle vraiment. Et la passion de Lucky pour l’inspecteur Valois n’est pas vraiment convaincante (on a du mal à croire à cet amour de la jeune droguée pour le vieil ours mal léché), et la réciproque non plus : Gabin ne semble guère touché par cette jeune droguée qui se prostitue. Rien à l’image ne nous le montre ému ou chamboulé. Il n’y a qu’à voir l’écart avec Voici le temps des assassins – qui joue aussi de l’amour d’une jeune femme pour un plus vieux qu’elle – pour se rendre compte de l’écart de traitement entre des situations proches.
Et si l’on voit arriver Danielle Darrieux avec plaisir – et elle prend peu à peu une place prépondérante – cela ne sauve guère le film : l’intrigue, en se dénouant, n’étant toujours pas palpitante…


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