
Film surprenant à
plus d’un titre, Sirat commence en suivant un axe (un père cherche sa
fille fugueuse) et, sans le dire vraiment, continue en suivant progressivement
une autre piste jusqu’à oublier totalement son idée de départ (non seulement le
père ne trouvera jamais sa fille, mais il n’en sera finalement plus du tout
question et il perdra bien davantage). Cette façon d’échapper à la trajectoire
attendue est une très bonne idée de départ à même d’embarquer le spectateur
loin du confort de son siège. Et,
quand le père et le fils sont embarqués dans leur équipée dont on ne sait
encore exactement où elle les mènera, le choc du premier drame marque une
rupture totale dans le film qui bascule alors complètement : on comprend
que la recherche de la fille disparue n’est plus du tout le sujet.
Malheureusement, entre temps, alors que le père et le fils s’enfoncent dans le désert, Olivier Laxe s’égare un peu lui aussi en chemin et le film perd en rythme avec plusieurs séquences ennuyeuses. C’est bien dommage, tellement l’idée était porteuse avec une séquence finale (dans le champ de mines) terrible et inattendue et qui achève la redirection réussie du film vers le néant.
Malheureusement, entre temps, alors que le père et le fils s’enfoncent dans le désert, Olivier Laxe s’égare un peu lui aussi en chemin et le film perd en rythme avec plusieurs séquences ennuyeuses. C’est bien dommage, tellement l’idée était porteuse avec une séquence finale (dans le champ de mines) terrible et inattendue et qui achève la redirection réussie du film vers le néant.
On
comprend que le film puisse diviser, entre le malaise que crée le côté Freaks
de plusieurs protagonistes (le film de Browning est clairement cité) et la
tension provoquée par la communauté de marginaux, le tout immergé dans de la
musique techno. Même si, il faut bien le regretter, c’est surtout ce rythme lâche et
distendu avec un gros creux en milieu de film qui déçoit.
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