
Film assez terne
de Denis Imbert, qui nous fait suivre son personnage en train de traverser la
France et de se confronter aux paysages, au silence, au temps.
Mais
si le personnage de Pierre Girard (bon Jean Dujardin), au fil des rencontres – rencontres avec les
lieux et l’espace davantage qu’avec les gens –, se reconstruit peu à peu, le
spectateur, en revanche, ne ressent guère d’émotion. C’est bien là que le film
déçoit : il n’y a guère de vibrations qui viennent nous heurter, l’image
ne se lève pas vers nous, elle ne s’adresse pas à nous.
De
sorte que lorsque Pierre nous dit qu’il ressent, nous, spectateurs coincés dans notre
fauteuil, nous ne ressentons guère. Sans doute faut-il revoir Fitzcarraldo – pour ne citer qu'un exemple – pour comprendre la différence entre une image qui nous montre un
homme ému et une image qui émeut.