lundi 27 septembre 2021

La Bande des quatre (J. Rivette, 1988)

 


Toujours très axé sur le théâtre, Jacques Rivette propose ici un regard original sur un groupe d’amies qui fonctionne en fait comme une mini-troupe de théâtre.
Mais, au-delà des moments de répétitions et des réflexions sur le théâtre lui-même (avec Bulle Ogier en mentor), c’est le fonctionnement de ce groupe de filles qui intéresse le réalisateur : on suit leurs interactions, leurs manières d’être, l’approfondissement de leurs relations, dans cet univers sans hommes et où ceux-ci, même, sont des intrus. Cela dit deux hommes sont présents ou évoqués : l’évadé que l’on ne voit pas – et autour duquel tourne l’intrigue – et le manipulateur (Benoît Régent) dont on ne saura jamais ni vraiment qui il est ni son degré de sincérité. Rivette s’ingénie alors à créer un jeu de pistes assez réussi avec les vies de chacune de ces quatre-là – jouant de leur passé qui vient s’immiscer dans le présent – entre les cours d’art dramatique et la maison de banlieue qui les réunit.




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