
Surprenant film
où les thèmes de la drogue, de l’addiction et de la déchéance sociale sont
traités directement. Le film n’explore pas les bas-fonds des drogués mais bien
plutôt le monde du spectacle et de ses addictions avec la dérive progressive de
son personnage, emporté par une addiction dont il ne parvient pas à se défaire.
En prenant appui sur un accident et une dépendance grandissante à la morphine,
le scénario exonère en partie moralement son personnage. Daniel Gelin campe
parfaitement ce rôle pas si simple, mettant à mal sa plastique et sa prestance
de jeune premier (même si l’on sait qu’il n’hésite pas à jouer des rôles variés,
y compris ceux de salauds, comme dans La Neige était sale).
Dans les mêmes
années, Hollywood traite du sujet de l’alcoolisme dans Le Poison et il dénoncera bientôt les
ravages de la drogue dans L’Homme au
bras d’or (sans compter des films précurseurs pré-code comme Héros à vendre) mais, en France, L’Esclave – le titre du film résumant
très bien ce qui se joue et qui est dénoncé – est un film isolé et assez unique
sur ce thème.
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