
Dès
son premier film, Nagisa Oshima vise juste en cadrant ce Japon pauvre, sombre,
où tout est une lutte (pour se nourrir, s’en sortir, tisser des rapports
humains, avancer tant bien que mal). Donnant une large teinte néoréaliste à son
sujet, Oshima joue de l’opposition des classes sociales et travaille avec
beaucoup d’habileté autour de son scénario, ne révélant que très tard l’escroquerie
qui est au cœur du film (escroquerie délicieuse, presque charmante : Masao
vend toujours le même pigeon voyageur puisque celui-ci, immanquablement,
retourne dans sa maison). Mais cette escroquerie trompe sur Masao et sa
fausseté le perd. Lui qui, pourtant, fait ce qu’il peut, perdu entre des études qui sont
une possibilité d’un mieux dans le futur et cette vie de tous les jours, qui le
contraint tellement.
Très moderne, vif, braquant sa caméra sur le Japon des ruelles et des trottoirs sordides, Oshima amorce ici le premier film de sa Trilogie de la jeunesse, qui ira vers des réalisations encore plus sombres et – pour L’Enterrement du soleil – presque désespérées et tout à fait tragiques.
Très moderne, vif, braquant sa caméra sur le Japon des ruelles et des trottoirs sordides, Oshima amorce ici le premier film de sa Trilogie de la jeunesse, qui ira vers des réalisations encore plus sombres et – pour L’Enterrement du soleil – presque désespérées et tout à fait tragiques.
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