
Premier film assez habile de Christopher Nolan qui
porte en germes plusieurs motifs qu’il réutilisera souvent. Ainsi, dans cette
réalisation à petit budget et à l’arrière-goût artisanal (en tournant une
quinzaine de minutes par semaine avec beaucoup d’acteurs amateurs), on trouve
déjà son goût pour la narration éclatée (qu’il morcellera plus encore dès Memento)
et pour le twist final qui oblige à une relecture du film après coup.
On notera que les séquences où, finalement, Nolan se
révélera le plus efficace (et qui sont non pas les jeux un peu cérébraux qu’il
affectionne mais bien les séquences d’action, comme la magistrale ouverte de
son Dark Knight) sont à peu près absentes ici.
Cela dit, bien loin des énormes productions qu’il
dirigera par la suite, cet humble Following est plutôt convaincant, avec
cette déambulation dans Londres, ses personnages un peu étranges et ce désordre
(encore relatif) de la narration.