samedi 22 avril 2017

Le Baiser du tueur (Killer's Kiss de S. Kubrick, 1955)




Ce second long métrage de Kubrick (après Fear and Desire) laisse apparaître toutes les qualités formelles exceptionnelles du réalisateur. Dans un film au maillage classique de film noir (à l’exception d’un happy end surprenant vu le respect, par ailleurs, du fatalisme sombre inhérent au genre), Kubrick expose ici tout son talent, créant une atmosphère de film noir qui confine à l’expressionnisme, avec une multitude de plans extraordinaires, visuellement puissants, allant de plans larges sur les rues désertes ou violemment éclairées aux néons jusqu’à des gros plans obsédants. La caméra est virtuose.



Le film, construit comme un immense flash-back (dans lequel s’insère un autre flash-back), permet à Kubrick d’imprimer une tension de fatalité sur le récit, mais aussi d’innover : ainsi la séquence où l’on voit la sœur de Gloria danser, pendant qu’elle raconte son histoire en voix off.


La longue séquence de course-poursuite sur les toits, qui s'achève avec l’affrontement entre Davy et Vincent dans un atelier de mannequins, est parfaite.


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