lundi 26 juillet 2021

Ce bon vieux Sam (Good Sam de L. McCarey, 1948)

 

Cette fable de Leo McCarey a beaucoup vieilli. On comprend bien où le film veut en venir en suivant les tribulations de ce trop bon Sam qui est constamment piégé par ses bons sentiments, son altruisme trop poussé et sa bonne volonté. Et l'on sait que, comme dans toute bonne comédie, le curseur est poussé un peu loin. Mais, malgré tout, ce personnage qui s’oublie tout à fait, jusqu’à ne pas voir les desiderata de son épouse, jusqu’à se mettre en danger sans se rendre compte de rien ne convainc guère. Le film joue à plein sur le ton naïf ou benêt qu’adopte volontiers Gary Cooper, mais ce ne sont pas là ses meilleurs rôles, loin s’en faut.
Le genre (à la fois comédie et fable moralisatrice) et le discours du film (qui égratigne à sa façon l’American way of life) autorisent le happy-end final, qui vient, enfin, récompenser le dévouement sans borne de cet altruiste de Sam au cœur constamment sur la main. Mais on ressort déçu : Ce bon vieux Sam est un film de second rang de McCarey.



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