Étonnant
film où tout n’est question que de sensations, d’attention aux choses, aux
éléments, aux indices que De Roller tente de saisir. Pendant toute la durée du
film, on sent bien que l’on reste dans l’étrange moment de calme avant la
tempête, juste avant que les évènements ne se déclenchent, lorsque tout est
suspendu. Le film a pu surprendre et déranger : en plus de deux heures
trente, il ne se passe, à proprement parler, rien de décisif, il n’y a que
quelques indices épars qui sont disséminés.
Benoît Magimel est magistral : il trouve un ton parfaitement juste dans un rôle compliqué, puisque son personnage oscille sans cesse entre la politique et les relations humaines, jouant d’amitié, de services et d’arrangements, cherchant à comprendre ce qui se trame, à saisir la sincérité ou l’insincérité des uns ou des autres.
Albert Serra, qui montre une grande sensibilité à la douceur des choses, compose plusieurs séquences très belles pour évoquer le battement profond de l’île. Il sait opposer la frénésie de la boîte de nuit avec le lent mouvement des vagues, ou encore les rayons de soleil qui se reflètent et éclatent à l’écran avec la nuit noire et silencieuse dans laquelle une lueur survient.
Benoît Magimel est magistral : il trouve un ton parfaitement juste dans un rôle compliqué, puisque son personnage oscille sans cesse entre la politique et les relations humaines, jouant d’amitié, de services et d’arrangements, cherchant à comprendre ce qui se trame, à saisir la sincérité ou l’insincérité des uns ou des autres.
Albert Serra, qui montre une grande sensibilité à la douceur des choses, compose plusieurs séquences très belles pour évoquer le battement profond de l’île. Il sait opposer la frénésie de la boîte de nuit avec le lent mouvement des vagues, ou encore les rayons de soleil qui se reflètent et éclatent à l’écran avec la nuit noire et silencieuse dans laquelle une lueur survient.
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