
Filmé comme un trip
barré qui glisse du joint des hippies vers la drogue dure et vire au cauchemar,
More nous fait suivre les
tribulations de Stefan qui en pince pour Estelle et se fait entraîner par elle.
Pour le meilleur, peut-on peut-être penser (de l’amour et du soleil, cela
suffit pour vivre nous fait miroiter un léger instant le film), mais en réalité
ce sera pour le pire. Barbet Schroeder glisse même des relents nazis avec ces
Allemands nostalgiques qui continuent de dominer l’île et achèvent de détruire
les rêves.
Si Schroeder inscrit clairement le film
dans une époque (avec les Pink Floyd en bande originale), cette fin des années
60 – avec ses communautés de hippies, ses squats et sa vie facile au soleil –
est violemment attaquée. Loin de la mythologie hippie emplie de Peace and Love colorée, la descente
amorcée aux côtés d’Estelle n’en finit jamais. Le doux rêve tranquille et
fumeux devient un puits sans fond et il s’en faut de peu que Stefan ne se
relève jamais.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire