
Innovant
avec une comédie musicale et travaillant comme il se doit ses thèmes habituels,
on s’amuse bien sûr de Woody Allen parcourant Venise et y draguant Julia
Roberts (et parvenant à ses fins par une jolie astuce scénaristique).
Mais, pour le reste, dans Tout le monde dit I love you, les différentes intrigues sont trop
conventionnelles et l’univers de Allen, déjà par essence assez refermé sur
lui-même, devient plus sucré encore avec le ton de la comédie musicale. Au
point, peut-être d’y intégrer le personnage du truand, qui sert surtout à
montrer combien ce petit univers ne peut tolérer ce type d’altérité : il
sera éjecté promptement après une séquence presque burlesque.
Ce sont alors les
séquences où Woody Allen disserte sans fin sur son mal-être et son jeu autour
de Julia Roberts qui sont les plus réussies et qui rendent le film – sur ces
moments-là – attachant.
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