
Si Gustave
Kervern et Bruno Delépine reprennent ici les grands principes de nombre de
leurs films (avec des personnages abimés de la France périphérique qui se
débattent comme ils peuvent contre plus fort qu’eux), il manque au film un
grain de folie noire qui est au cœur des meilleures réussites du duo. La faute peut-être aux acteurs qui s'agitent mais peinent à incarner et à figurer à l'écran cette folie particulière des réalisateurs (là où Poelvoorde, par exemple, ou Dupontel sont remarquables).
Mais le film, cela dit, passe facilement de la comédie burlesque à un ton plus grinçant, à mesure que l’on suit les impasses dans lesquelles s’engouffrent presque en courant les différents personnages qui affrontent leurs addictions, leurs détresses et, in fine, leurs illusions.
Mais le film, cela dit, passe facilement de la comédie burlesque à un ton plus grinçant, à mesure que l’on suit les impasses dans lesquelles s’engouffrent presque en courant les différents personnages qui affrontent leurs addictions, leurs détresses et, in fine, leurs illusions.
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