lundi 17 juin 2013

Cabiria (G. Pastrone, 1914)




Important film en ce qu’il est le point culminant des péplums italiens de la période. Venant après de nombreux autres péplums à succès (Carthage en flammes de Emilio Salgari ou Quo Vadis de Enrico Guazzoni par exemple), son budget est énorme, sa durée également (plus de 3 heures lors de sa sortie) et ses décors colossaux. Et Pastrone parvient à gérer toute cette énormité et à réaliser un film très réussi, avec des batailles spectaculaires et des effets spéciaux efficaces (quand bien même ils sont très datés !). Il parvient notamment à intégrer dans ses plans les décors gigantesques et des extérieurs qui ne le sont pas moins, tout en restant constamment proche de ses personnages (avec des inserts ou des plans rapprochés).


Faisant intervenir Gabrielle d’Annunzio (mais de façon semble-t-il assez superficielle), le film mêle l’épique et le romanesque, en tenant une histoire d’amour entre Cabiria et Maciste, sur fond de guerres, dans une vaste fresque de plus de vingt ans.
Avant Griffith, on tient là un film monumental au succès énorme et qui sera un premier indice pour les producteurs (Naissance d'une nation en sera le second, décisif), qu’un film qui coûte beaucoup d’argent peut, en un mécanisme de proportionnalité qui les enchantera, en rapporter beaucoup plus encore.

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