jeudi 14 mai 2015

Le Troisième homme (The Third Man de C. Reed, 1949)




Film noir célèbre et très réussi, Le Troisième homme tire un constat amer de son époque et sa mise en scène percutante, à grands coups de plans débullés, de jeux stylisés de noir et blanc et d’une ritournelle musicale entêtante, marque le spectateur. Vienne, avec ses pavés luisants, ses places désaffectées et ses égouts où l’écho des pas se répercute à l’infini, est un décor fabuleux.


Sans bénéficier des ressorts complexes des plus grands scénarios de films noirs (seul le personnage de Harry est réellement intéressant) l’intrigue est très prenante.
Le film bénéficie aussi d’une très grande interprétation avec Joseph Cotten balloté durant tout le film et Orson Welles, excellent, qui vient avec son ironie mordante et détachée dévoiler la clef de l’énigme et sa vision du monde.


Les retrouvailles entre les deux anciens camarades, dans la grande roue de la fête foraine désaffectée, sont superbes. De même, la poursuite finale, dans les bas-fonds de Vienne, est très réussie.


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