mardi 9 juin 2015

Mad Max : Fury Road (G. Miller, 2015)




Film très réussi et, en même temps, vraie déception liée à une fin complètement ratée.
C’est quand même dommage : George Miller retrouve l’état d’esprit de son Mad Max (celui du deuxième opus en particulier), on sent sa jubilation à déchainer à nouveau des hordes barbares les unes contre les autres sur des routes sans fin, à les faire cavaler dans un monde apocalyptique, tout en réduisant le script à quelques lignes pour mieux lâcher la bride à ses warriors.
Le film est incroyablement spectaculaire, c’est pratiquement une unique scène d’action étendue à la longueur d’un film (un peu l’équivalent, sur ce principe, de La Chute du faucon noir dans un autre genre), et la mise en scène fait se déverser sur l’écran un feu d’artifice permanent. On voit que les maquilleurs, les designers et les cascadeurs se sont fait plaisir.
Tom Hardy est très bien en Max solitaire, mutique, qui sait qu’il faut se battre pour survivre, sans cesse et contre tout le monde. Les méchants sont très méchants (Immortan Joe est une très bonne reprise du Seigneur Humungus), les véhicules extravagants et les effets très réussis (la plongée dans la tempête). On sent la saleté et la graisse imprégner le film.
Tout est parfait (passons sous silence les inutiles mamies motards), les méchants sont zigouillés, balafrés, déchiquetés, et il ne reste alors plus qu’à régler l’emballage final, histoire de finaliser un peu l’entreprise. C’est alors que Miller a un coup de mou et que les producteurs parviennent à s’imposer. Hollywood reprend le dessus (le mauvais Hollywood pour le coup, parce que sinon seul le bon Hollywood peut faire un film pareil) : les dix dernières minutes sont en contradiction avec l’esprit de tout ce que le film a montré jusqu’à présent. Pour un peu Max embrasserait Furiosa. Que n’ont-ils gardé quelques barils de TNT pour faire subir à la Citadelle des Wars Boys le sort qui l’attendait !
Alors il faut faire abstraction de ces dernières minutes et ne pas bouder son plaisir.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire