samedi 4 janvier 2020

Creep (C. Smith, 2004)




Film d’horreur sans grande prétention et qui n’emmène pas bien loin le spectateur. Il distille quelques scènes gore, comme le veut l’air du temps, donne de pseudo-pistes explicatives (là aussi très conventionnelles) et fait survivre son héroïne, sans grand frisson pour le spectateur.
Creep joue avec des décors en eux-mêmes oppressants (les couloirs de métros, les bas-fonds des stations désaffectées), mais, de ces décors, il n’en retire guère de terreur, guère de surprises : il se passe ce qui doit se passer, selon les codes du genre, codes épuisés jusqu’à la corde et que le spectateur anticipe instantanément. Nulle « revisite » du genre, nulle innovation, juste le déroulé habituel de la recette. Les fans apprécient (le film a reçu plutôt de bonnes critiques) mais le film d’horreur apparaît ici comme un genre très étriqué avec peu de choses à dire et bien peu d’originalité pour le dire.
Cela dit, d’autres films surferont sur l’idée centrale de Creep (une créature humanoïde un tantinet agressive qui hante un milieu foncièrement inhospitalier) comme The Descent ou Sanctum. Mais là non plus il ne faut pas s’attendre à autre chose que la recette de base du genre.


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