lundi 4 mai 2020

Au feu, les pompiers ! (Hoří, má panenko de M. Forman, 1967)




Ce dernier film tchèque de Milos Forman avant son départ pour Hollywood est une réussite : il parvient à tisser une jolie métaphore du régime communiste. Sa caméra n’épargne personne et la satire, si elle est parfois drôle, est surtout très cruelle.
A travers la fête des pompiers, il filme la petite troupe de bras cassés à l’organisation qui cumulent allègrement une improvisation désastreuse, une incompétence étonnante et une déresponsabilité totale. L’intéressement et la raideur le disputent à la panique et à la lâcheté. Tout cela mène comme il se doit à l’échec pathétique de la fête et du concours qui y était prévu. Sans le dire directement, puisqu'il ne fait que mettre en scène le bal des pompiers d'une petite ville, son regard politique est sans concession.


Dans son premier film américain Taking Off, Forman restera sur cette description à la fois acerbe et proche du peuple, avant d’aller vers les films de plus grande ampleur avec le très grand succès que l’on sait.
Mais on retrouvera dans Vol au-dessus d’un nid de coucou la même intention que dans Au feu les pompiers, avec un regard social acéré obtenu en scrutant au plus près un petit groupe d’individus enfermés.


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