
vendredi 31 mai 2024
Deux frères (J.- J. Annaud, 2004)

mercredi 29 mai 2024
The Beekeeper (D. Ayer, 2024)
Hollywood se mue alors, comme il sait si bien le faire, en une quelconque chaîne de fast-food : conscient de ce que veut le public, il lui donne, avec une évidente banalité, ce qu’il vient chercher.
lundi 27 mai 2024
La Tête haute (E. Bercot, 2015)
On regrette que le film ne laisse guère planer le doute sur son issue du fait du titre et aussi, il faut bien dire, de son traitement, très conventionnel et pas assez radical (on est loin de L’Enfance nue de Pialat ou de Mommy de Dolan). On sait bien que les choses, progressivement, vont aller s’améliorant pour Mallory. C’est ainsi que, bon an mal an, de crises en réconciliations, le film conduit vers un happy-end un peu facile, attendu et, pour tout dire, un peu redouté.
C’est un peu dommage, le personnage était bien tenu (Rod Paradot le campe de façon convaincante), avec cette façon d’exploser dès que l’étau se resserre ou dès qu’un éclair de prise de conscience est attendu. Plus que Catherine Deneuve dont le personnage de juge bienveillant manque beaucoup d’épaisseur, c’est Benoît Magimel qui compose un personnage plus complexe et attachant.
Bien sûr le film n’évite pas le regard social explicatif (au travers de la mère, bien jouée par Sara Forestier mais dont les traits sont considérablement alourdis par la misère sociale) plutôt que de laisser le personnage être à la fois la cause et la conséquence de ce qu’il est. On en revient à Pialat ou Dolan qui, justement, ne cherchent pas à donner d’explications qui viendraient justifier leurs personnages, manière de faire qui leur donne beaucoup de puissance.
samedi 25 mai 2024
Scorpio (M. Winner, 1973)

jeudi 23 mai 2024
Looper (R. Johnson, 2012)
Cela dit il faut reconnaître que c’est ce jeu du scénario autour du voyage dans le temps qui fait l’intérêt de Looper, qui n’est, par ailleurs, qu’un film d’action assez conventionnel.
On notera que la clef du film joue sur un personnage qui, du fait de ces délicieux paradoxes des voyages dans le temps, provoque (presque) ce qu’il veut éviter. Et l’on remarquera même que, à l’instar de son rôle décisif dans L’Armée des douze singes, c’est à nouveau l’ami Bruce Willis qui est au cœur de cette affaire.
mardi 21 mai 2024
Le Boss (Il Boss de F. di Leo, 1973)

lundi 20 mai 2024
Red (R. Schwentke, 2010)

samedi 18 mai 2024
Frayeurs (Paura nella città dei morti viventi de L. Fulci, 1980)

Le film n’a pas grand intérêt et il n’y a guère que cette touche fulcienne d’horreur qui comblera peut-être les amateurs du genre mais laissera indifférent (ou fera fuir) les autres spectateurs.
jeudi 16 mai 2024
Stella est amoureuse (S. Verheyde, 2022)

mardi 14 mai 2024
Mon roi (Maïwenn, 2015)

vendredi 10 mai 2024
Stella (S. Verheyde, 2008)

Stella se veut une petite chronique d’une jeune ado en 1977 (Stella entre en sixième en début de film) qui, parce que ses parents tiennent
un bistrot, se trouve coincée dans un monde adulte empli de bières, de
cigarettes et de jeux de cartes. Stella est bien seule et elle se raccroche à
ce qu’elle peut : une amie au collège, une autre dans le Nord qu’elle a
quittée il y a peu. Pour le reste il n’y a que des adultes : les parents
accaparés ou indifférents, les clients amicaux ou libidineux. Si le film sent
le vécu, il tourne un peu à vide, et l'on regrette que le regard sur l’univers du bistrot soit bien peu
convaincant. À filmer sans cesse en gros plan Stella, le film ne nous fait
guère entrer dans le bar, alors qu’il est un sujet en soi, surtout à le
regarder quarante ans en arrière (ce type d’univers ayant largement disparu
aujourd’hui).
On notera que la jeune actrice Léora Barbara est parfaite
sauf lorsqu’on l’entend en voix off : sa prestation devient aussitôt une
récitation peu convaincante, bien loin de la réussite de ses autres scènes.
Le film évoque bien sûr Le
Café du cadran de Gehret qui, certes, reste complètement centré
sur le bistrot (en ne cherchant pas à se focaliser, comme dans Stella,
sur une enfant) mais capte avec une acuité folle la vie d’un bar, en ce qu’il
est le réceptacle de la vie des gens, avec toutes ses habitudes, ses
particularités, son rythme. Rien de tout cela ici, ou le bar n’est qu’une toile
de fond finalement trop peu évoquée si ce n’est pour nous dire qu’il n’est pas
un univers pour une enfant.
Sylvie
Verheyde proposera une suite en 2022 avec Stella est amoureuse,
suite qui reprend les mêmes personnages principaux huit ans plus tard (mais pas les mêmes acteurs,
c'est bien dommage), mais qui est très décevant, le film tournant à vide et se
laissant vite oublier.